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Mode - Prêt-À-Porter Printemps-Été 2010

Défilés parisiens : une élégance sans fioriture

Sans fioritures et portable semble avoir été le mot d'ordre sur les podiums parisiens, à en juger par les collections de prêt-à-porter féminin pour l'été 2010.
Stefano Pilati pour Saint Laurent imagine l'été en robes de coton blanc, en tuniques et blouses paysannes, en bermuda fendu horizontalement sur la cuisse. Les pantalons droits s'accompagnent de vestes sans manches, de paletots épurés, de mini-vestes coupées sous les omoplates. Les robes ont des coupes trapèze ou tablier, avec des bretelles croisées dans le dos.
Pour sa première collection pour Céline, la styliste britannique Phoebe Philo est allée droit au but : un vestiaire aux lignes nettes, aux couleurs neutres et unies, une élégance à la fois intemporelle et ancrée dans le présent.
Pas question de cuir chez sa compatriote Stella McCartney, hostile à l'utilisation de peaux d'animaux dans la mode. Avec ses confortables combinaisons-pantalons, ses sarouels, ses courtes robes à gros plis et vagues de volants, ses imprimés floraux, ses jupes en denim et amples blouses en satin, elle a proposé un vestiaire qui respire une bonne humeur communicative.
Chez Guy Laroche, le styliste franco-suédois Marcel Marongiu a imaginé une femme victime d'une panne de voiture dans le désert. Pour survivre, « il faut des vêtements qui soient utilitaires », souligne-t-il. D'où une collection avec des détails relevant du vestiaire sportif, comme des boutons pression, des zips, des paddings, du velcro.
De son côté, Jean-Paul Gaultier a opéré un retour aux sources avec une cohorte de filles en corset aux seins coniques, vêtement devenu emblématique de la griffe depuis son adoption par Madonna.
Les stylistes hollandais Viktor Horsting et Rolf Snoeren ont fait sensation avec une série de robes longues au buste menu, mais à la jupe énorme, dense millefeuille de tulle décliné dans des nuances vert d'eau, jaune pâle, corail, dragée, parme.
Le « people » a pris le pas sur la mode dimanche 4 octobre lors du défilé Ungaro de prêt-à-porter féminin pour l'été prochain, avec la première collection cosignée par la starlette américaine Lindsay Lohan, destinée aux jet-setteuses de la jeunesse dorée.
La collaboration inédite entre une styliste, l'Espagnole Estrella Archs, et une starlette, nommée « conseillère artistique », est une nouvelle tentative de donner un coup de fouet à la maison Ungaro qui a connu ces dernières années une valse de créateurs.
À mille lieues de cet univers, Riccardo Tisci pour Givenchy a proposé une collection magistrale où les rayures répondent aux découpes d'une précision de laser, où les courtes et amples robes drapées se bordent de ruché, où le noir se conjugue au blanc pour des imprimés comme des tatouages, où des lignes transparentes dessinent des dentelles blanches.
Karl Lagerfeld a proposé une collection très dynamique et graphique, comme toujours en noir et blanc, avec de nombreux shorts d'une confortable ampleur assortis de courtes vestes dessinant les épaules et aux manches trois quarts.
Dans la soirée, Sonia Rykiel invitait à une fête disco dans ses locaux de Saint-Germain-des-Prés, en présence notamment de la chanteuse Katie Perry. Des mannequins qui se trémoussaient au son de la musique ont proposé un vestiaire coloré et joyeux : courtes jupes matelassées vert pomme ou rose vif accompagnées de blouses de mousseline, cyclistes en maille et pull, pantalon moulant noir et petit pull à rayures.
Le Belge Dries Van Noten a séduit son public avec une collection chatoyante et sensuelle, qui fait la part belle à la soie déclinée en souples pantalons, robes drapées à motifs d'inspiration ethnique, chemises imprimées sous des vestes à rayures vives ou des paletots.
Exploratrices dans le désert chez Kenzo ou arpenteuses du bitume urbain chez Vuitton, les femmes avaient l'âme nomade mercredi 7 octobre sur les podiums lors de la présentation des collections de prêt-à-porter féminin pour l'été prochain.
Chez Vuitton, les femmes ont adopté une panoplie à la fois confortable et luxueuse. Elles se glissent dans des cyclistes richement brodés, des jupettes rayées sur cycliste lamé argent, des micro-robes sur legging jusqu'aux genoux, de courtes vestes à basques kaki, des vestes en denim dégradé orange à franges.
Le styliste Marc Jacobs a expliqué avoir voulu rester dans le réel, en s'inspirant de différentes cultures et de la rue. « Nous avons regardé les vêtements que les gens portent dans la rue et les zones urbaines, a-t-il déclaré à la presse, les vêtements de l'armée, les vêtements utilitaires, les jeans, parkas, coupe-vent. Ensuite, bien sûr, nous les avons transformés en quelque chose d'amusant pour tous, c'est ça la mode. »
Le Libanais Élie Saab a proposé un vestiaire discret, riche en drapés entrelacés et en robes noires moulantes diversement zipées, courtes ou longues, et en robes beige poudré.
Un imprimé « pixel » anime des robes en mousseline, des pierres scintillent sur des poches géantes ou les épaules de robes de vestales.
Chez Hermès, Jean-Paul Gaultier transforme les femmes en élégantes joueuses de tennis qui gagnent sans hâte le court, de gros sacs au bout du bras. Elles portent la classique jupe courte plissée blanche qui s'allonge parfois jusqu'à la cheville, avec des vestes blanches gansées de marine, de longs cardigans, des pulls à encolure en V.
Dans un défilé applaudi notamment par le chanteur Prince, John Galliano a imaginé une actrice préparant son retour à l'écran, la grève des scénaristes d'Hollywood achevée.
Elle se compose de divers personnages en superposant des dentelles noires sur des imprimés, de courtes robes-bustiers sur des tops en tulle, des robes du soir sur des tee-shirts en jersey brodé ou des jupes longues à gros pois.
Sans fioritures et portable semble avoir été le mot d'ordre sur les podiums parisiens, à en juger par les collections de prêt-à-porter féminin pour l'été 2010. Stefano Pilati pour Saint Laurent imagine l'été en robes de coton blanc, en tuniques et blouses paysannes, en bermuda fendu horizontalement sur la cuisse. Les pantalons droits s'accompagnent de vestes sans manches, de paletots épurés, de mini-vestes coupées sous les omoplates. Les robes ont des coupes trapèze ou tablier, avec des bretelles croisées dans le dos. Pour sa première collection pour Céline, la styliste britannique Phoebe Philo est allée droit au but : un vestiaire aux lignes nettes, aux couleurs neutres et unies, une élégance...
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