Les détenus libanais, les réfugiés palestiniens et les travailleurs étrangers…
OLJ /
le 08 octobre 2009 à 01h36
La conférence sur la PEV a permis à la société civile de faire entendre sa voix sur plusieurs dossiers et non des moindres. Un membre de l'association Citizenship Lebanon (www.citizenshiplebanon.com) s'est ainsi insurgé contre l'absence de mobilisation de l'UE contre la loi libanaise qui empêche la femme de transmettre la nationalité à son mari et à ses enfants et s'est demandé si l'UE comptait « soulever cette question ». Julien Courson, de l'association ALEF a pour sa part exhorté les responsables européens à faire pression sur la Syrie pour que « à la veille de la signature de la PEV avec Damas, le dossier des prisonniers et disparus libanais en Syrie puisse trouver une issue positive ». Une responsable de l'association caritative Caritas s'est adressée au ministre de l'Intérieur en lui demandant de mettre en œuvre « des mesures temporaires exceptionnelles qui pourraient permettre la libération de 100 travailleuses étrangères encore détenues à Tripoli et qui ont fini de purger leur peine mais qui n'ont pas encore été libérées ». Nadim Houry s'est, lui, insurgé contre la léthargie du gouvernement face aux mauvais traitements subis par les travailleurs étrangers, se demandant en outre pourquoi « la Jordanie ouvre une enquête lorsqu'elle recense la mort de 14 travailleurs sri lankais sur son territoire, chiffre qu'elle considère comme inacceptable », alors que rien n'est fait en ce sens au Liban. M. Houry, qui s'est également longuement exprimé sur les violations des droits de l'homme qui ont cours au Liban a insisté sur l'insuffisance des mesures prises à l'égard des réfugiés palestiniens. Même si un certain assouplissement de la législation a été effectué en 2005, il reste que « la loi libanaise est fondamentalement hypocrite ». « Nous aurions préféré qu'elle soit franchement raciste, il aurait été plus facile de la dénoncer. Il n'est plus permis de brandir la menace de l'implantation à chaque fois qu'il est question d'humaniser les conditions de vie des réfugiés palestiniens. Il faut distinguer ces deux volets, et il convient aussi de se demander ce que le gouvernement libanais fait vraiment pour éviter l'implantation, à part évoquer cette problématique dans les discours officiels. »
La conférence sur la PEV a permis à la société civile de faire entendre sa voix sur plusieurs dossiers et non des moindres. Un membre de l'association Citizenship Lebanon (www.citizenshiplebanon.com) s'est ainsi insurgé contre l'absence de mobilisation de l'UE contre la loi libanaise qui empêche la femme de transmettre la nationalité à son mari et à ses enfants et s'est demandé si l'UE comptait « soulever cette question ». Julien Courson, de l'association ALEF a pour sa part exhorté les responsables européens à faire pression sur la Syrie pour que « à la veille de la signature de la PEV avec Damas, le dossier des prisonniers et disparus libanais en Syrie puisse trouver une issue positive ». Une...
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