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Moyen Orient et Monde - Grèce

Un gouvernement de « rupture » et de proches de Papandréou

Le nouveau Premier ministre socialiste grec Georges Papandréou a formé un gouvernement de « rupture », plaçant aux postes-clés les membres de sa garde rapprochée, aux côtés de ténors du Parti socialiste et de technocrates aux compétences reconnues chargés de redresser l'économie.
« Gouvernement de rupture », « gouvernement de combat », « gouvernement de travail ». Les analystes étaient unanimes hier pour reconnaître à Georges Papandréou sa volonté de rompre avec la politique de l'équipe de droite précédemment au pouvoir. Tous soulignaient également la marque très personnelle qu'il a imprimée à la nouvelle équipe. « Un gouvernement de combat avec des jeunes et des surprises, avec en première ligne le QG de Georges », titrait sur toute sa une le quotidien Ta Néa, proche du Pasok, le Parti socialiste au pouvoir. « C'est une rupture avec l'habitude du passé, on peut dire qu'on a changé de régime, tout est entre les mains d'un seul homme, en l'occurrence le Premier ministre, à la mode américaine ou française où le pouvoir est concentré », a déclaré à l'AFP Richard Soméritis, éditorialiste au quotidien de centre-gauche To Vima. « Fondamentalement, M. Papandréou a transformé son bureau politique du Pasok en cabinet des ministres, il devrait pouvoir tout contrôler par le système qu'il a installé », jugeait lui aussi le politologue Georges Serfertzis. D'une manière générale, estime M. Sefertzis, le gouvernement « est en accord avec les annonces préélectorales, il y a plus de fraîcheur, il s'agit d'un gouvernement de travail où les équilibres ont été savamment étudiés ». « On s'attendait peut-être à un peu plus d'ouverture avec des personnalités de la société civile », a-t-il ajouté. « Les personnes sont nouvelles, on ne les connaît pas, mais cela peut être un avantage dans la prise de décisions, et les marchés de toute manière leur accorderont un état de grâce », estimait de son côté Manos Hatzidakis, courtier.
Forte de sa large victoire, avec plus de 10 points d'avance sur les conservateurs, la nouvelle équipe devra aussi ne pas décevoir son camp, avertissaient certaines voix. « Ce gouvernement porte la responsabilité d'avancer vers de profondes ruptures pour assainir le système politique, il doit oser sans aucun retard », soulignait l'éditorial d'Elefthérotypia (gauche indépendant). En réponse, M. Papandréou s'est engagé hier à revaloriser et moderniser le secteur public en mettant en avant « la transparence » et « l'intérêt du citoyen ».

Le nouveau Premier ministre socialiste grec Georges Papandréou a formé un gouvernement de « rupture », plaçant aux postes-clés les membres de sa garde rapprochée, aux côtés de ténors du Parti socialiste et de technocrates aux compétences reconnues chargés de redresser l'économie.« Gouvernement de rupture », « gouvernement de combat », « gouvernement de travail ». Les analystes étaient unanimes hier pour reconnaître à Georges Papandréou sa volonté de rompre avec la politique de l'équipe de droite précédemment au pouvoir. Tous soulignaient également la marque très personnelle qu'il a imprimée à la...
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