Serge Sarkissian entamera ainsi dès demain jeudi une tournée d'une semaine qui le mènera à Paris, New York, Los Angeles, Beyrouth et dans la ville russe de Rostov-sur-le-Don, où vit aussi une importante communauté arménienne, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la présidence, Samvel Farmanian. « L'objectif de ces visites est d'écouter les opinions et les points de vue des communautés arméniennes concernant le processus de normalisation des relations arméno-turques »,
a-t-il tenu à ajouter.
Forte de quelque neuf millions de personnes, la diaspora arménienne, sur laquelle le pays compte pour des soutiens financiers et politiques, est traditionnellement sceptique devant les efforts de rapprochement avec la Turquie.
Opposées de longue date par une histoire commune sanglante, la Turquie et l'Arménie ont annoncé en septembre avoir convenu de protocoles qui envisagent l'établissement de relations diplomatiques et la réouverture de leur frontière commune. Les deux pays doivent signer un accord le 10 octobre à Zurich, ont annoncé dimanche les autorités turques, une information non confirmée du côté arménien.
Pour devenir effectif, cet accord devra ensuite être ratifié par les Parlements des deux pays, ce qui n'est pas acquis.
Rappelons que les massacres et déportations d'Arméniens pendant la Première Guerre mondiale ont fait plus d'un million et demi de morts, selon les Arméniens, 300 000 à 500 000 selon la Turquie, qui récuse catégoriquement la notion de génocide reconnue notamment par la France, le Canada, le Parlement européen et le Liban.

