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Moyen Orient et Monde

Rasmussen rappelle à Washington le tribut payé par ses alliés en Afghanistan

Le secrétaire général de l'OTAN rappelle que 35 000 soldats non américains participent à cette mission, soit 40 % des effectifs.
Le secrétaire général de l'OTAN a rappelé hier aux États-Unis l'engagement de leurs alliés européens et canadiens en Afghanistan, en insistant sur le fait qu'aucun n'a retiré ses soldats malgré le lourd tribut payé pour cette opération controversée. « Je sais que vous êtes nombreux, ici à Washington, a être frustrés par les restrictions que certains pays de l'OTAN mettent au déploiement de leurs forces, par le temps qu'il faut à l'OTAN pour prendre une décision et par les réticences de certains pays d'envoyer plus de forces pour cette mission », a déclaré Anders Fogh Rasmussen dans un discours devant le Conseil atlantique, un centre de recherches à Washington.
L'ancien Premier ministre danois rappelle que « 35 000 soldats non américains participent à cette mission, soit 40 % des effectifs, et ce nombre augmente ». « Seize pays ont augmenté leurs participations. Aucun ne s'est retiré », insiste-t-il. « Et les alliés ne fuient pas le feu. Quatorze pays ont des forces dans le Sud, aux côtés des soldats américains. Vingt ont eu des hommes tués au combat et certains ont subi de lourdes pertes », ajoute-t-il. « Chaque mercredi à Bruxelles, j'ouvre la réunion des ambassadeurs de l'OTAN en présentant mes condoléances aux pays qui viennent de perdre des soldats. Et cela se répète chaque semaine, sans exception, depuis que j'ai pris mes fonctions », souligne M. Rasmussen. « Je n'accepterai de personne qu'il soit dit que les Européens et les Canadiens ne paient pas le prix pour réussir en Afghanistan, car c'est faux », s'insurge-t-il.
Le secrétaire général de l'OTAN a mis en garde ses interlocuteurs américains contre de tels raisonnements, car sinon les « Européens et les Canadiens seront moins enclins à faire ces efforts et à consentir ces sacrifices ». M. Rasmussen reconnaît que la mission est difficile. « Il n'est pas garanti que nous parvenions à nos objectifs » en plaidant pour « un changement ». « Le soutien de l'opinion pour cette mission s'effondre parce que les pertes en hommes augmentent, parce que des doutes sont émis sur les élections et surtout, parce que de plus en plus les gens ont le sentiment que nous n'arriverons nulle part », explique-t-il.

Le secrétaire général de l'OTAN a rappelé hier aux États-Unis l'engagement de leurs alliés européens et canadiens en Afghanistan, en insistant sur le fait qu'aucun n'a retiré ses soldats malgré le lourd tribut payé pour cette opération controversée. « Je sais que vous êtes nombreux, ici à Washington, a être frustrés par les restrictions que certains pays de l'OTAN mettent au déploiement de leurs forces, par le temps qu'il faut à l'OTAN pour prendre une décision et par les réticences de certains pays d'envoyer plus de forces pour cette mission », a déclaré Anders Fogh Rasmussen dans un discours devant le Conseil atlantique, un centre de recherches à...
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