L'Aïd a marqué la fin du ramadan le plus calme en Irak depuis l'invasion lancée par les États-Unis en mars 2003, qui avait plongé le pays dans six années sanglantes. Les unions étaient bien plus sinistres au plus fort des violences interreligieuses, quand la population vivait dans la crainte des attentats-suicide et des extrémistes islamistes qui considèrent la musique de mariage comme « haram », interdite.
S'il n'a pas de chiffre de comparaison avec les années précédentes, le ministère du Tourisme assure que les mariages sont repartis à la hausse depuis le printemps. Plus généralement, les célébrations de l'Aïd ont donné lieu à des manifestations festives peu habituelles cette année, avec des embouteillages provoqués par les allées, et venues des familles et amis et des restaurants remplis de centaines de gens mangeant ou dansant. De telles scènes auraient été peu concevables lors des affrontements entre sunnites et chiites en 2006-2007, quand les milices contrôlaient la majeure partie de la capitale.
Il n'empêche que si la crainte des attentats a diminué, la violence peut toujours éclater à tout moment dans les quartiers où se mélangent confessions et communautés. Près de 100 personnes sont mortes à Bagdad en août dans un double attentat.

