Pas de revirement attendu pour la diplomatie égyptienne
OLJ /
le 25 septembre 2009 à 23h53
La défaite de Farouk Hosni à la direction de l'Unesco ne devrait pas remettre en cause les grandes options internationales de l'Égypte, même si Le Caire pourrait envoyer des signes de mauvaise humeur aux pays tenus responsables, estiment des diplomates et des experts. Pilier du camp arabe modéré et ferme alliée des États-Unis, l'Égypte revendique un rôle-clé dans les efforts de paix israélo-arabes et dans le dialogue avec l'Europe au travers de l'Union pour la Méditerranée (UPM). M. Hosni lui-même a mis son échec sur le compte des médias, des « pressions sionistes » et des Occidentaux, en particulier les États-Unis. Mais ni le président Hosni Moubarak ni son ministre des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit n'avait encore publiquement réagi hier. Le candidat malheureux a toutefois laissé entendre que le chef de l'État voulait tourner la page. « Le président m'a dit : "Laisse ça derrière toi" », a-t-il affirmé, en ajoutant : « Nous avons dépassé cette question. » Longtemps donné favori, M. Hosni a dû s'incliner devant la diplomate bulgare Irina Bokova au terme d'une campagne marquée par de vives accusations d'antisémitisme à son encontre. M. Hosni avait notamment déclaré en 2008 qu'il « brûlerait (lui)-même » les livres israéliens qu'il trouverait en Égypte, des propos qu'il a dit regretter mais qui ont fortement terni son image. Malgré les titres de la presse égyptienne sur le « choc des civilisations », l'ancien ministre des Affaires étrangères Ahmad Maher juge « inapproprié de faire de cette élection à l'Unesco une bataille entre l'Égypte et le reste du monde ». « Je ne pense pas que ce qui s'est passé va affecter les relations de l'Égypte avec les autres pays. Nous devons effectivement tourner cette page », a-t-il déclaré à l'AFP. Certains représentants étrangers au Caire restent toutefois prudents. « Les fondamentaux de la politique étrangère de l'Égypte ne vont pas changer », mais cela pourrait affecter la « flexibilité » égyptienne sur certains dossiers, estime un diplomate européen. Certains pays européens comme l'Allemagne ont combattu M. Hosni. La France, selon le journal Le Monde, l'a soutenu avant de voter contre lui.
La défaite de Farouk Hosni à la direction de l'Unesco ne devrait pas remettre en cause les grandes options internationales de l'Égypte, même si Le Caire pourrait envoyer des signes de mauvaise humeur aux pays tenus responsables, estiment des diplomates et des experts. Pilier du camp arabe modéré et ferme alliée des États-Unis, l'Égypte revendique un rôle-clé dans les efforts de paix israélo-arabes et dans le dialogue avec l'Europe au travers de l'Union pour la Méditerranée (UPM). M. Hosni lui-même a mis son échec sur le compte des médias, des « pressions sionistes » et des Occidentaux, en particulier les États-Unis. Mais ni le président Hosni Moubarak ni son ministre des Affaires...
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