Après avoir souhaité une joyeuse fête du Fitr aux Libanais, le secrétariat général a souhaité que l'allocution du président de la République à l'Assemblée générale de l'ONU à New York soit « une occasion de mettre en évidence les constantes de la position libanaise concernant le processus de paix régional, notamment l'attachement à l'initiative de paix arabe de Beyrouth 2002 et de Riyad 2007, ainsi que l'application complète des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU relatives à la protection du Liban, notamment la 1701, toutes clauses confondues ». Le secrétariat général a également souhaité que cette réunion « soit l'occasion de soutenir la candidature du Liban en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité et de le retenir comme un centre mondial du dialogue des civilisations et des religions ».
Dans son communiqué, le secrétariat général a renouvelé sa position de la semaine dernière concernant la formation du cabinet. Il a en effet de nouveau appelé « l'opposition à respecter la Constitution, les institutions et les résultats des élections législatives, et à ne pas lier le président de la République et le Premier ministre désigné par des conditions rédhibitoires et du chantage, ce qui conduirait à une répétition de son échec et, partant, à faire en sorte que le Liban soit encore plus à découvert face aux complications régionales et aux dangers qui pointent à l'horizon ». Le secrétariat a également appelé le Premier ministre désigné à « œuvrer pour la formation d'un cabinet qui réponde aux besoins pratiques du pays, en fonction d'un programme bien déterminé, de manière à pouvoir transcender le cercle vicieux des portefeuilles, des noms et des conditions préalables ».
Le secrétariat général a par ailleurs appelé les Libanais à « plus de solidarité et d'unité pour traverser l'étape délicate par laquelle passe actuellement le pays, aboutir à la formation du cabinet, assurer le passage vers l'État, appliquer la Constitution et protéger la République ». Il a également appelé « les forces vives, à tous les niveaux, à interagir entre elles pour participer aux efforts visant à assurer un passage calme vers un État capable d'assurer la protection du pays maintenant et à l'avenir ».
Le secrétariat a enfin salué le titre (« Vivants dans la révolution du Cèdre) de la messe annuelle organisée samedi à 17h au stade municipal de Jounieh par les Forces libanaises pour commémorer les martyrs de la Résistance libanaise. Il a estimé que ce titre « constitue l'expression politique du mouvement de la révolution du Cèdre, qui a unifié le sens du martyre au niveau de la patrie tout entière ». Le secrétariat général a également appelé les Libanais à prendre part à cette cérémonie.
Souhaid favorable à un accord
Répondant ensuite aux questions des journalistes, le secrétaire général du 14 Mars, Farès Souhaid, a insisté sur le fait que Saad Hariri « n'a pas été désigné pour échouer ». Il a mis en exergue « la volonté des Libanais de composer un cabinet d'union à même de former une sorte de ceinture de sécurité et de résorber tous les problèmes politiques qui se posent actuellement, que ce soit au niveau régional ou interne ».
Évoquant ensuite la question de la formation du cabinet proprement dite, il a rappelé qu'il y avait eu, lors de la première tentative menée par Saad Hariri, « un blocage au niveau des portefeuilles et de la volonté de certaines parties d'intégrer certaines personnes au niveau de certains ministères ». Aussi a-t-il plaidé cette fois en faveur « d'un accord sur les grandes lignes politiques au niveau du cabinet, surtout si nous entrons effectivement dans une situation pleine de dangers aux niveaux interne et régional ». Il a par ailleurs écarté l'idée d'un nouveau désistement de Saad Hariri, « sauf s'il existe une détermination d'une partie des Libanais à poursuivre le blocage ».
Farès Souhaid a par ailleurs rappelé, concernant les consultations menées par le Premier ministre désigné avec les blocs parlementaires, que Saad Hariri était issu « d'une majorité ayant gagné les législatives, et qu'il tendait la main à une partie des Libanais de cette position de vainqueur ». « Il souhaite tendre la main et n'exclure aucune partie ; il souhaite préserver la Constitution, le pacte, la convivialité, les résultats des élections et la dimension des blocs parlementaires. Il souhaite aussi poser les problèmes politiques avec tous les blocs dans un souci de préservation de l'unité du pays et de la paix civile », a-t-il souligné.
Le secrétaire général du 14 Mars a également exclu de nouvelles compromissions de la part de la majorité, appelant la minorité, « qui a dressé des obstacles à Saad Hariri lors de la première tentative de formation du cabinet, à accepter la main tendue et à sauver le pays en contribuant à la formation du cabinet (...) », d'autant, a-t-il noté, que « la situation sur la scène arabe, du Yémen à l'Irak, est terrifiante ».


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