« J'ai eu tort, et donc je m'excuse. J'ai dit une bêtise, je n'ai pas peur de le reconnaître. En revanche, je réfute les accusations de racisme », a déclaré M. Dassier, reconnaissant qu'il n'avait « peut-être pas » apprécié le contexte marseillais.
« En fait, il y a quelque chose que je n'ai peut-être pas bien mesuré, c'est qu'à l'OM, ce n'est pas une présidence comme une autre. Ici, on représente une diversité, la ville est porteuse de valeurs multiples. Je ne les ai pas toutes analysées. Mais s'agissant de l'OM, ambassadeur de la diversité, du multiculturalisme et de la multiethnie, cela ne fait aucun doute pour moi », a ajouté le président de l'OM.
Devant les salariés du club le 9 septembre, Dassier, nommé président le 22 juin pour succéder à Pape Diouf, évincé, avait déclaré: « Je ne serai pas un président à la libanaise ni à l'africaine. »
Ces propos avaient choqué de nombreux salariés et suscité l'étonnement de la secrétaire d'État française aux Sports, Rama Yade, affirmant qu'elle attendait que « les dirigeants d'un club soient exemplaires dans leurs propos comme dans leurs actes ». Le MRAP (mouvement contre le racisme et l'antisémisme) et Pape Diouf, qui est d'origine sénégalaise, avaient aussi dénoncé cette sortie.
Mardi, un collectif de Libanais, supporteurs de l'OM, avait annoncé son intention de porter plainte pour « injure à caractère raciste en réunion privée ».
Son porte-parole, Jihad Mroué, a indiqué hier qu'il suspendait cette décision après les excuses de M. Dassier, à condition toutefois que celui-ci les présente directement à ce collectif, ce que le dirigeant s'est engagé à faire.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine