Pour seule arme, ces soldats du climat étaient munis de... réveille-matin. L'idée était d'appeler, le plus fort possible, les responsables arabes à s'engager plus activement dans le processus des négociations, à trois mois du sommet international sur le changement climatique qui doit se dérouler à Copenhague en décembre, et alors que les leaders du monde se réunissent pour discuter de ce sujet à New York... en l'absence des leaders arabes !
Les militants écologistes ont donc causé beaucoup de bruit lundi, faisant sonner leurs réveille-matin, leurs téléphones portables, leurs klaxons ou encore jouant de leurs instruments de musique. Ils portaient également une banderole avec les mots « Il est temps d'agir pour le climat », et une autre avec « Réveillez-vous 12 :18 », en référence au 18 décembre, le jour où la communauté mondiale devrait avoir atteint un accord sur les mesures à prendre pour limiter les émissions et combattre le réchauffement de la planète.
Cet appel à l'action était international, puisqu'il a été repris dans quelque 2 000 événements de par le monde, dans le cadre de la campagne civile mondiale intitulée « tcktcktck » ; une alliance internationale qui regroupe des organisations comme IndyAct, 350.org, Greenpeace, Oxfam, WWF et d'autres. Cette action intervient alors que des experts mettent en garde contre un éventuel échec à Copenhague si la réunion des leaders mondiaux aujourd'hui au siège de l'ONU à New York ne donne pas une nouvelle impulsion aux négociations mondiales qui précèdent le sommet.
« Les leaders arabes ont raté une nouvelle chance de défendre les intérêts de survie de leur région, a déclaré Waël Hmaïdane, secrétaire exécutif d'IndyAct. Alors que les présidents des États-Unis, de France, de Chine et de bien d'autres pays participent au sommet qui se tient aujourd'hui, le seul pays arabe représenté au niveau présidentiel est l'Algérie. »
M. Hmaïdane a déploré ce laxisme arabe. « Les principaux pays arabes à intervenir dans les négociations sont l'Arabie saoudite et le Koweït, qui s'intéressent seulement à protéger les ventes de leur pétrole, a-t-il poursuivi. La région arabe représente plus que ce pétrole. Nous devons savoir que si le changement climatique n'est pas combattu de manière efficace, nous perdrons notre agriculture, notre eau, notre économie et les moyens d'existence de nos peuples, dans la région et partout au monde. »

