L'attaquant camerounais et l'attaquant suédois Zlatan Ibrahimovic ont fait l'objet cet été d'un échange complexe entre l'Inter et le Barça. Le Barça a déboursé 46 millions d'euros pour Ibrahimovic, cédant en contrepartie Eto'o, qu'il valorisait à 20 millions d'euros.
Eto'o réclame à présent 3 millions d'euros au Barça, soit 15 % du montant de son transfert à l'Inter. Une audience de conciliation, préalable à un éventuel procès, devrait se tenir prochainement devant un juge de Barcelone.
Le Camerounais s'appuie sur un règlement de l'Association des footballeurs espagnols (AFE) qui prévoit qu'un joueur évoluant en Espagne a droit à 15 % du montant de son transfert vers un autre club espagnol, a indiqué une source du club catalan, confirmant des informations de médias espagnols.
Le Barça estime qu'il n'a pas à payer, d'abord parce que ce règlement est le fruit « d'un accord entre clubs espagnols », ensuite parce que le paiement de ce pourcentage « incombe au club qui achète » et non au vendeur, selon cette source.
Dans un cas similaire, un juge espagnol avait toutefois condamné en février 2008 le Deportivo La Corogne a payer 2,1 millions d'euros à l'attaquant espagnol Albert Luque, soit l'équivalent de 15 % de son transfert en août 2005 à Newcastle (1re div. anglaise) pour 14 millions d'euros.
« Nous allons défendre nos intérêts », a-t-on déclaré au Barça, soulignant que chaque cas de transfert était différent.
L'entraîneur du club champion d'Espagne et d'Europe, Pep Guardiola, avait décidé pendant l'été, pour une « question de feeling », de se séparer d'Eto'o, malgré son impressionnant rendement devant les buts.


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