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Moyen Orient et Monde - Irak

La nouvelle alliance chiite songe à s’allier à Maliki

L'alliance politique chiite formée fin août sous la houlette du Conseil islamique suprême d'Irak (CISI) n'exclut pas d'aller à la bataille des législatives en janvier aux côtés de la « Daoua », le parti du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. Ce dernier n'aura pas nécessairement à rejoindre les rangs de l'Alliance nationale irakienne pour mener campagne avec lui si les efforts en cours pour créer un large « front national » sont couronnés de succès, a déclaré dimanche à Reuters Ammar al-Hakim, le chef du CISI. « Toutes les possibilités sont ouvertes et les négociations se poursuivent. Nous travaillons d'arrache-pied pour attirer plus de partis. Il y a beaucoup de partis qui ne rejoindront pas cette alliance, mais seront nos alliés dans un front national élargi, y compris le parti de la Daoua », a-t-il dit.
Les élections au Parlement sont considérées comme essentielles pour sortir le pays de plusieurs années de conflit interconfessionnel. L'influence grandissante du Premier ministre, notamment depuis que ses alliés ont mis en déroule le CISI en janvier dernier dans plusieurs régions du Sud, commence à inquiéter ses partenaires politiques qui l'avaient propulsé en 2005 à la tête du gouvernement. Ils s'attendaient à avoir affaire à un homme plus malléable.
Tous deux proches de l'Iran, le CISI et le mouvement de l'imam radical chiite Moqtada Sadr, très hostile à la présence américaine, ont contrôlé des pans entiers du territoire irakien depuis l'invasion de 2003 et renforcé l'influence de la majorité chiite dans le pays après la chute du régime de Saddam Hussein. Le mouvement de Sadr a intégré l'Alliance nationale irakienne, qui inclut aussi quelques Kurdes et sunnites. Maliki a fait savoir qu'il entendait aller aux élections à la tête d'une alliance large et non sectaire. De source politique, on dit qu'il n'a pas souhaité rejoindre l'Alliance nationale irakienne car on ne lui garantissait pas qu'il resterait à la tête du gouvernement et que son parti conserverait suffisamment d'influence.
L'alliance politique chiite formée fin août sous la houlette du Conseil islamique suprême d'Irak (CISI) n'exclut pas d'aller à la bataille des législatives en janvier aux côtés de la « Daoua », le parti du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki. Ce dernier n'aura pas nécessairement à rejoindre les rangs de l'Alliance nationale irakienne pour mener campagne avec lui si les efforts en cours pour créer un large « front national » sont couronnés de succès, a déclaré dimanche à Reuters Ammar al-Hakim, le chef du CISI. « Toutes les possibilités sont ouvertes et les négociations se poursuivent. Nous travaillons d'arrache-pied pour attirer plus de partis. Il y a beaucoup de...
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