Comme l'a si bien indiqué Christiane Khlat, la responsable du Musée Moawad, dans son mot de bienvenue, c'est en effet « un plaisir renouvelé de retrouver Élie Rizkallah au cours d'un rendez-vous devenu presque une tradition en ces lieux enchanteurs ».
L'assistance était effectivement sous le charme, soumise à la ferveur sans trop demander pourquoi ni comment cette voix arrivait en même temps à communiquer l'émotion et le plaisir, à la fois l'envie de se recueillir et l'envie d'apprécier ces succès indémodables. Alternant des classiques du tarab de Mohammad Abdel-Wahab et des fayrouziyat et rahbaniyat, puis un émouvant hommage à Salwa Katrib à travers une chanson de Roméo Lahoud, sans oublier le magnifique lyrisme d'une poésie de Akhtal el-Saghir, Élie Rizkallah a chanté la nuit, la beauté, les fleurs et les douces tortures de l'amour.
Né en 1969 à Deir el-Qamar, Rizkallah a commencé à chanter comme soliste à l'âge de 12 ans dans la chorale de Saydet el-Tallé. Après des études de chant classique au Conservatoire national supérieur de musique de Beyrouth, il s'est consacré au chant oriental et a entamé des recherches sur les grands compositeurs et chanteurs arabes. Il est intéressant de signaler que, parallèlement à sa carrière musicale, Rizkallah est architecte et peintre. Sa carrière musicale a pris son envol lorsqu'il a raflé la médaille d'or du concours de chant Noujoum al-Moustakbal orchestré par la Future TV en 1995. Il a signé son premier opus en 2001 avec Mozart Chahine et les éditions Le Phénix.
Avec sa voix de ténor baryton, il participe à plusieurs programmes télévisés et à des concerts un peu partout au Liban en faisant revivre les succès des géants de la musique orientale, tels Abdel-Wahab, Asmahan, Roméo Lahoud, Zaki Nassif, Fayrouz et les Rahbani.

