Peu auparavant, un responsable local avait fait état de violents combats dans la région montagneuse de Harf Sufyane où l'armée menait une attaque tous azimuts, tirant des obus contre les positions des rebelles. Des unités de chars et d'infanterie participaient aux opérations destinées à « nettoyer les derniers repaires des rebelles » à Harf Sufyane et à « rouvrir la route reliant (la région à) Sanaa », selon lui.
Sur un autre front, les combats se sont poursuivis hier dans la province voisine de Saada, principal fief de la rébellion zaïdite (branche du chiisme). Les forces gouvernementales ont progressé en direction d'al-Ammar, un secteur tenu par les rebelles à 25 km de Saada, qu'elles tentent de nettoyer avant de pouvoir avancer sur Mahadher, aux portes de Sanaa, et rouvrir la route conduisant à la capitale, selon des sources militaires concordantes.
L'agence officielle SABA avait rapporté plus tôt dans la matinée que 17 combattants chiites avaient été tués dans la nuit par l'armée qui a intensifié son offensive lancée il y a près d'un mois contre les rebelles. Quatre autres rebelles hostiles au gouvernement du président Ali Abdallah Saleh ont été capturés alors qu'ils tentaient de s'enfuir de la province de Saada, a ajouté SABA, citant le responsable local. « L'armée et les forces de sécurité ont infligé de lourdes pertes humaines et matérielles aux saboteurs et rebelles », a affirmé le responsable non identifié, ajoutant que des avions de combat avaient bombardé des positions des rebelles. Les soldats ont également détruit plusieurs véhicules qui acheminaient des vivres, des munitions et des armes aux rebelles.
L'armée avait déclenché le 11 août son offensive « Terre brûlée ». Une trêve annoncée le 4 septembre pour permettre l'acheminement de secours aux populations civiles dans les zones de combats n'ayant tenu que quelques heures. Les organisations humanitaires mettent en garde contre une détérioration des conditions de vie des dizaines de milliers de personnes déplacées par la guerre et accueillies dans des camps de réfugiés.
La veille, le président Saleh avait affirmé que la rébellion était soutenue financièrement par « certaines parties en Iran » qu'il n'a pas identifiées, sans en accuser officiellement les autorités de Téhéran. De son côté, l'Iran a démenti toute ingérence dans ce conflit.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine