Selon les correspondants en poste au palais présidentiel estival, le chef de l'État a réussi à obtenir de la délégation de l'opposition un délai qui doit lui permettre d'engager un surcroît de contacts afin de parvenir à une formule acceptable pour tous. Selon ces milieux, « les solutions ne sont pas inexistantes, bien au contraire ».
Le chef de l'État avait déjà obtenu du Premier ministre désigné de surseoir à une décision de se récuser, après avoir constaté que l'opposition rejette sa formule de gouvernement.
Sur un autre plan, le chef de l'État a reçu hier, séparément, MM. Talal Arslane et Wi'am Wahhab, venus à la tête de délégations de cheikhs druzes lui souhaiter la bienvenue dans leur région.
Dans les deux cas, le chef de l'État a appelé à « l'unité nationale ». Cette dernière doit rester, selon lui, « la pierre angulaire de toutes nos décisions et orientations nationales, au cœur desquelles se trouve l'unité de la Montagne ».
À la délégation conduite par M. Wahhab venue lui souhaiter « de réussir à conduire le pays à bon port », le président Sleiman a fait valoir que « pour arriver à bon port, la solidarité de tous est nécessaire, ainsi que de mutuels sacrifices dans l'intérêt de la patrie ».
Par ailleurs, le chef de l'État a reçu hier le ministre de la Justice démissionnaire, Ibrahim Najjar, avec lequel il a examiné le dossier de la station illégale de télécoms de Barouk, ainsi que le député Ahmad Fatfat, l'ancien député Marwan Aboufadel, le directeur général de la Sûreté, le général Wafic Jezzini, et le représentant du secrétaire général de l'ONU au Liban, Michael Williams.

