En réponse à une question, M. Joumblatt a souligné que toutes les parties doivent faire des concessions. « D'après ce que j'ai compris des propos de sayyed (Hassan) Nasrallah, de l'opposition et du président de la République, tout n'est pas perdu. Tout le monde conseille la retenue. Avec un peu de patience, nous pourrons parvenir à un résultat », a-t-il insisté, en minimisant l'importance de la durée des tractations menées par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, pour former son équipe. « Il est vrai que M. Hariri a souffert pendant 70 jours, mais ce n'est pas grave. Si l'intérêt du pays commande des tourments supplémentaires de quelques jours, ce ne sera pas un problème si cela permettra de parvenir à une solution appropriée au dossier du gouvernement », a-t-il dit, avant de mettre en garde contre « les calculs erronés ».
« Nous ne pouvons pas, a expliqué Joumblatt, comme certains le prétendent, occulter l'impact régional. J'insiste sur ce point tout comme mon ami le président Nabih Berry, pour mettre l'accent sur l'importance des relations syro-saoudiennes », a affirmé le chef du PSP, avant de mettre également en relief le facteur iranien et son influence sur le dossier du gouvernement. Il a poursuivi en indiquant que les Arabes doivent engager un dialogue avec l'Iran au sujet de leur conflit avec ce pays et s'entendre sur les intérêts communs. « Je n'accepterai pas, nous n'accepterons pas que certains milieux américains essaient d'établir une alliance arabo-israélienne face à l'Iran. Une telle tentative est rejetée. Elle est condamnable », a-t-il martelé.

