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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

L’attitude envers la Syrie divise la direction irakienne

Des fissures se sont fait jour au sein des dirigeants irakiens au sujet de l'attitude vis-à-vis de la Syrie, soupçonnée d'avoir abrité les préparatifs de deux attentats au camion piégé contre les sièges de deux ministères qui ont fait près de 100 morts le 19 août à Bagdad. Si le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki a vite montré du doigt Damas, le président kurde Jalal Talabani et ses deux vice-présidents chiite et sunnite ont appelé au dialogue et souligné la nécessité d'« apaiser les tensions avec la Syrie » après s'être réunis dans la nuit de lundi à mardi. M. Talabani a ensuite déclaré à Reuters que l'escalade avec la Syrie était « inacceptable » car « ce n'est dans l'intérêt ni de la Syrie, ni de l'Irak, ni d'aucun autre pays arabe ». Il a même estimé « illégal » de la part du gouvernement d'avoir mis en cause la Syrie sans consultation du Conseil présidentiel. Pour sa part, M. Maliki avait exigé que Damas livre les activistes jihadistes ou baassistes accusés d'avoir préparé en Syrie les attentats du 19 août et avait, sans mettre nommément celle-ci en cause, réclamé une enquête des Nations unies. Les deux capitales ont rappelé leurs ambassadeurs et l'Irak a dépêché plusieurs milliers de policiers en renfort à la frontière commune, contribuant à alimenter ces nouvelles tensions. Dans une lettre adressée à la fois à Maliki et à la Ligue arabe, le Conseil présidentiel irakien martèle sa position et souligne qu'il « doit être consulté et donner son feu vert sur les questions politiques majeures » du pays.
Les tensions au sein de la direction irakienne apparaissent plus clairement au fur et à mesure que le pays s'achemine vers les élections législatives du mois de janvier, tandis que les forces américaines continuent de procéder à un retrait progressif.

Quatre soldats US tués
Plus de 13 personnes, dont huit policiers irakiens et quatre soldats américains, ont été tuées hier dans plusieurs attaques dans le nord de l'Irak et à Bagdad. Le chef de la police d'une localité au sud de Kirkouk (240 km au nord de Bagdad), Zeid Hussein, a été tué dans un attentat contre son convoi, a affirmé à l'AFP un responsable policier de la région, le colonel Hussein al-Bayati. Trois autres policiers qui l'accompagnaient ont également trouvé la mort dans l'attaque, a-t-il ajouté. Quelques heures plus tard, quatre autres policiers ont été tués dans un autre village au sud de Kirkouk par une bombe qui a explosé au passage de leur convoi, a précisé le colonel Bayati.
Par ailleurs, quatre soldats américains ont été tués « par un engin explosif déclenché au moment du passage de leur patrouille dans le nord de l'Irak », a indiqué l'armée dans un communiqué. Un quatrième soldat a trouvé la mort dans les mêmes circonstances dans le sud de Bagdad, selon un autre communiqué de l'armée. Ces décès portent à 4 342 le nombre de soldats américains morts en Irak depuis l'invasion américaine du pays en 2003, selon un bilan de l'AFP établi à partir du site indépendant Icasualties.
Des fissures se sont fait jour au sein des dirigeants irakiens au sujet de l'attitude vis-à-vis de la Syrie, soupçonnée d'avoir abrité les préparatifs de deux attentats au camion piégé contre les sièges de deux ministères qui ont fait près de 100 morts le 19 août à Bagdad. Si le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki a vite montré du doigt Damas, le président kurde Jalal Talabani et ses deux vice-présidents chiite et sunnite ont appelé au dialogue et souligné la nécessité d'« apaiser les tensions avec la Syrie » après s'être réunis dans la nuit de lundi à mardi. M. Talabani a ensuite déclaré à Reuters que l'escalade avec la Syrie...
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