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Moyen Orient et Monde - Libye

Le fils de Kadhafi opposé à l’indemnisation des victimes de l’IRA

La Libye a annoncé hier qu'elle s'opposerait aux demandes d'indemnisation de victimes de l'IRA, dernière répercussion en date de la libération controversée, fin août, du Libyen Abdelbaset al-Megrahi, la seule personne condamnée pour l'attentat de Lockerbie (270 morts) en 1988. Cette nouvelle polémique remet le Premier ministre britannique Gordon Brown sur la sellette pour sa gestion des liens avec Tripoli. Ces relations ont été disséquées depuis cette remise en liberté.
Seif el-Islam, l'un des fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, a prévenu que Tripoli rejetterait toute demande britannique d'indemnisation des victimes d'attentats de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), qui auraient été perpétrés à l'aide de matériel fourni par les Libyens. Ce litige se réglera devant les « tribunaux », a averti Seif el-Islam, qui n'a aucune fonction officielle au sein du gouvernement libyen, mais a joué un rôle important dans le règlement du contentieux sur l'indemnisation des victimes américaines du terrorisme dans les années 80. « Tout le monde peut frapper à notre porte. Vous allez devant un tribunal. Elles (les familles de victimes) ont leurs avocats, nous avons les nôtres », a-t-il déclaré à la chaîne britannique Sky News.
Des Britanniques blessés dans les attentats de l'IRA et des parents de victimes réclament des indemnités à la Libye, soupçonnée d'avoir fourni des armes, dont du Semtex, un explosif, au groupe républicain pour mener à bien ses attaques au Royaume-Uni dans les années 80 et 90. Leurs doléances ont été remises sur le devant de la scène dimanche par des révélations de presse. Le Sunday Times a retrouvé une lettre adressée par M. Brown en octobre 2008 à Jason McCue, l'avocat des victimes. Dans ce courrier, finalement rendu public dimanche par Downing Street, le Premier ministre estimait « malvenu » de discuter d'indemnisation avec Tripoli, considérant qu'il était « dans nos intérêts » que la coopération avec la Libye se poursuive.
Puis dans la soirée, M. Brown a opéré ce que l'opposition s'est empressée de qualifier de « revirement ». Il a promis de soutenir activement les parents de victimes dans leurs démarches. Il a annoncé que des diplomates assisteraient leurs représentants qui ont prévu de se rendre en Libye dans les semaines à venir pour ouvrir des négociations directes avec Mouammar Kadhafi sur ce thème. M. Brown a justifié sa nouvelle approche en disant que les familles de victimes avaient de meilleures chances que le gouvernement britannique d'obtenir des concessions de la part de Tripoli. Celles-ci ont perçu la réaction de Seif el-Islam comme une avancée. « Nous nous sommes toujours attendus à ce que cela aille devant les tribunaux, et cela signifie qu'il y aura un processus pour obtenir des compensations », a déclaré M. McCue.

La Libye a annoncé hier qu'elle s'opposerait aux demandes d'indemnisation de victimes de l'IRA, dernière répercussion en date de la libération controversée, fin août, du Libyen Abdelbaset al-Megrahi, la seule personne condamnée pour l'attentat de Lockerbie (270 morts) en 1988. Cette nouvelle polémique remet le Premier ministre britannique Gordon Brown sur la sellette pour sa gestion des liens avec Tripoli. Ces relations ont été disséquées depuis cette remise en liberté. Seif el-Islam, l'un des fils du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, a prévenu que Tripoli rejetterait toute demande britannique d'indemnisation des victimes d'attentats de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), qui auraient été...
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