Dans une déclaration, le mufti a exprimé en outre ses « craintes quant aux intentions malicieuses que cette campagne ouverte exprime par son retour au-devant de la scène ».
Selon lui, les entraves qui empêchent le Premier ministre désigné, Saad Hariri, de former son gouvernement « entrent dans le cadre d'une série de tentatives de sabotage que le Liban subit depuis la création du tribunal international, lequel poursuit ses activités en vue de rendre la justice ».
Adressant un « conseil » à ceux qui se mettent en travers du tribunal international, le mufti a ajouté : « Au final, seule la vérité apparaîtra. Nul ne pourra remettre en question la crédibilité du tribunal, ni dénaturer son rôle. »
« Et le plus important, a-t-il dit, c'est que le Liban cesse d'être un théâtre d'action pour les criminels qui assassinent ses hommes politiques parmi ceux qui ont consacré leur vie à servir le Liban, son arabité, ses fils et ses futures générations. »
« Le timing des nouvelles attaques contre le TSL, coïncidant avec les efforts en vue de la formation du cabinet, est destiné à semer la confusion », a encore estimé cheikh Kabbani.
Développant une argumentation différente, l'uléma chiite Mohammad Hussein Fadlallah a pour sa part considéré que le Liban est devenu « victime de maladies politiques incurables du fait de l'obéissance à des conditions imposées par l'étranger ».
Fadlallah
« Nous craignons pour le Liban en raison des pressions internationales et régionales qui font que tel ou tel ministère se transforme en dépôt pour tel ou tel axe extérieur », a-t-il dit.
Sauf que pour l'uléma Fadlallah, il existe un seul projet étranger menaçant le Liban, c'est celui qui « vise à lier ce pays aux calculs de l'ennemi israélien ».
Il a conclu en exhortant « les responsables au Liban à se libérer de la pression des axes internationaux et à se dégager du cercle des directives extérieures, afin qu'ils puissent être en mesure de former un véritable gouvernement d'union nationale ».

