Liban

Affaire Ezzeddine : Fneich, Raad et Safa parmi les victimes

Faillite L'enquête se poursuit avec Salah Ezzeddine, le « Bernard Madoff libanais », suivie de près par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, et le président de la Chambre, Nabih Berry.
OLJ
05/09/2009
Jusqu'à présent, aucune information officielle n'a été donnée au sujet du montant des sommes dilapidées par l'homme d'affaires proche du Hezbollah, ou de l'identité de ses principales victimes.
Le procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza, a ainsi indiqué à la presse que les autorités compétentes continuaient de « collecter des informations », ajoutant qu'aucun chiffre officiel sur cette affaire n'était encore disponible à ce stade de l'enquête, suivie de près en personne par le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, et le président de la Chambre, Nabih Berry. Et pour cause : Ezzeddine gérerait le portefeuille du Hezbollah qui l'aurait lui-même livré aux autorités.
Une information qui n'est certes pas confirmée ou infirmée par le parti de Dieu. Celui-ci se mure dans un silence de plomb. Seul le député Amine Cherry a démenti hier les informations selon lesquelles il figurerait parmi les victimes du Madoff libanais. En revanche, le ministre sortant Mohammad Fneich, le député Mohammad Raad et le responsable hezbollahi de la commission de liaison et de coordination, Wafic Safa, n'ont pas commenté les informations les présentant comme étant les principales victimes de Ezzeddine. Les pertes sont estimées à des centaines de millions de dollars par la presse arabe et israélienne, qui a réservé dans ses colonnes une place de choix à l'affaire Ezzedine étant donné ses répercussions financières et politiques.
Citant une source proche du Hezbollah, la chaîne satellitaire al-Arabiya a évalué les pertes à plus d'un milliard de dollars. Un chiffre également avancé par plusieurs quotidiens koweïtiens et qataris, qui précisent que de nombreux hommes d'affaires du Golfe - certains, comme al-Qabas, parlent de milliers - ont investi par le biais de Ezzedine dans des projets commerciaux, culturels et médiatiques. Selon al-Jarida, un homme d'affaires qatari aurait perdu 180 millions de dollars avec Ezzedine.

Arrêté d'abord par le Hezbollah
Quoi qu'il en soit, l'enquête se déroule dans la discrétion, les retombées de cette affaire étant pires, selon diverses sources, que celles de la guerre de juillet, surtout pour le Hezbollah.
Selon l'agence al-Markaziya, qui cite une source judiciaire, c'est le service de sécurité du Hezbollah qui aurait réussi, il y a une dizaine de jours, à repérer Ezzeddine et qui l'aurait livré aux autorités. Dans les détails, rapportés par l'agence, ce dernier aurait réussi à quitter en catimini le Liban avec sa famille, après avoir déclaré sa faillite. Il serait cependant revenu seul, toujours en cachette, et serait resté en contact avec son épouse, grâce à un téléphone portable acheté sous un faux nom.
Toujours selon la source citée par al-Markaziya, le service de sécurité du Hezbollah aurait réussi, en coordination avec le ministère des Télécommunications, à repérer la cachette de Ezzedine qu'il aurait perquisitionnée. Le parti de Dieu aurait lui-même enquêté auprès de son « trésorier » avant de le livrer aux autorités libanaises.
Toujours selon la même source, un autre homme d'affaires libanais, associé de Ezzedine, a été arrêté dans le même temps.

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