Les relations Paris-Téhéran à un degré de tension rarement atteint
OLJ /
le 04 septembre 2009 à 01h28
Le président Nicolas Sarkozy a déclenché cette semaine la colère de l'Iran en déclarant que le peuple iranien « mérite mieux que ses dirigeants actuels » et en saluant le courage de « grands dignitaires du régime » ayant dénoncé les tortures infligées aux opposants. « La France adopte des positions de plus en plus extrémistes », répondait mardi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, accusant Paris d'« ingérence » et de chercher à « créer l'insécurité ». De l'aveu de diplomates français, les relations « sont exécrables ». Ces différends s'inscrivent dans le contexte du conflit entre Téhéran et Occidentaux sur le dossier nucléaire. Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir soutenir des « sanctions sévères (...) au Conseil de sécurité et au Conseil européen », quelques jours seulement avant que l'Iran déclare avoir préparé de nouvelles propositions et espérer un nouveau round de négociations. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a affirmé hier que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'avait pas communiqué tous les éléments dont elle disposait sur le but militaire du programme nucléaire iranien. Il a demandé à son directeur général Mohammad el-Baradei de divulguer les annexes de son dernier rapport sur le sujet. Ce qui déplaît au régime de Téhéran, observe Denis Bauchard, de l'IFRI (Institut français des relations internationales), « c'est qu'il peut avoir l'impression qu'on remet en cause l'élection d'Ahmadinejad ». En critiquant le pouvoir iranien, la France affirme ne faire que défendre des valeurs. « Il ne s'agit pas là d'ingérence mais de fidélité aux valeurs démocratiques », a affirmé le ministère des Affaires étrangères. Paris et Téhéran mènent un dialogue « difficile », a reconnu récemment Bernard Kouchner. « Je téléphone toutes les semaines en Iran à mon homologue », Manouchehr Mottaki. « Est-ce que cela sert à quelque chose ? Non, non et non. »
Le président Nicolas Sarkozy a déclenché cette semaine la colère de l'Iran en déclarant que le peuple iranien « mérite mieux que ses dirigeants actuels » et en saluant le courage de « grands dignitaires du régime » ayant dénoncé les tortures infligées aux opposants. « La France adopte des positions de plus en plus extrémistes », répondait mardi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, accusant Paris d'« ingérence » et de chercher à « créer l'insécurité ».De l'aveu de diplomates français, les relations « sont...
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