Rechercher
Rechercher

Liban

La surprise Hariri : une grande et inédite fermeté… avec aussi de l’espoir

« Le pays ne supporte plus ni entêtements ni défis, et que celui qui souhaite aller dans ce sens assume ses responsabilités. »
Ces propos d'une grande et inédite fermeté sont ceux du Premier ministre désigné Saad Hariri, qui donnait hier soir à Koraytem un iftar en l'honneur des notables et des familles du Liban-Sud, dont le Premier ministre sortant Fouad Siniora, Bahia Hariri, Abdel-Latif Zein, le représentant du Hamas Oussama Hamdane, etc.
Une grande fermeté, mais aussi de l'espoir : « Comme vous le savez, la formation du gouvernement est compliquée. Il y a deux jours, nous avons tenu une réunion qui a brisé la glace (NDLR : l'entretien Hariri-Aoun sous l'égide de Michel Sleiman), et j'ai discuté (hier) avec le ministre Gebran Bassil. Nous poursuivrons le dialogue si Dieu le veut, et, grâce aux efforts de tous, ce gouvernement verra le jour avant le départ du président Sleiman pour les Nations unies », a dit le Premier ministre désigné.
Il n'en reste pas moins que Saad Hariri, en écho au locataire de Baabda, a tenu à littéralement mettre les points sur tous les « i » : « Ce gouvernement consensuel a pour principal devoir de gérer les doléances des citoyens : éducation, soins médicaux, électricité, (télé)communications, agriculture, développement équilibré, réforme et lutte contre la corruption. Ce gouvernement, s'il veut poursuivre l'œuvre du président martyr Rafic Hariri, doit naître d'une façon logique. Et la logique dit qu'il y a une majorité qui a gagné les législatives et une minorité. Nous souhaitons naturellement que celle-ci participe pleinement au gouvernement, pas sur ses propres conditions à elle, mais sur la base de la très claire équation majorité/minorité », a insisté le patron du Courant du futur.
« Ce n'est pas à la minorité d'imposer ses conditions à la majorité. Nous avons tendu la main et fait preuve d'une grande ouverture pour tenter de former un gouvernement d'union nationale, mais cela ne doit absolument pas signifier que nous sommes obligés de faire ce qu'ils exigent de nous si nous voulons éviter le chaos », a-t-il encore martelé. « Cette logique est inadmissible, et moi, Saad Rafic Hariri, je la refuse catégoriquement », a annoncé le Premier ministre désigné. « Je ne dis pas cela par défi et je ne veux aucunement dynamiter les chances » de voir le gouvernement sur pied, a-t-il enchaîné. « Ils ont le droit de demander ce qu'ils veulent, mais en fin de compte, il y a une logique qui doit servir les intérêts des électeurs. Dès le premier jour, nous avons tendu la main, malgré notre victoire au scrutin de juin, sans oublier tous les sacrifices auxquels nous avons consenti », a rappelé le jeune chef de la majorité parlementaire, assurant que toutes les tractations qu'il mènera pour la formation de ce cabinet seront « au service du Liban ».

« Le pays ne supporte plus ni entêtements ni défis, et que celui qui souhaite aller dans ce sens assume ses responsabilités. »Ces propos d'une grande et inédite fermeté sont ceux du Premier ministre désigné Saad Hariri, qui donnait hier soir à Koraytem un iftar en l'honneur des notables et des familles du Liban-Sud, dont le Premier ministre sortant Fouad Siniora, Bahia Hariri, Abdel-Latif Zein, le représentant du Hamas Oussama Hamdane, etc.Une grande fermeté, mais aussi de l'espoir : « Comme vous le savez, la formation du gouvernement est compliquée. Il y a deux jours, nous avons tenu une réunion qui a brisé la glace (NDLR : l'entretien Hariri-Aoun sous l'égide de Michel Sleiman), et j'ai discuté...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut