Dans la soirée, la Maison-Blanche a indiqué ne pas avoir reçu de notification officielle concernant ces nouvelles propositions.
Lundi, lors d'une conférence de presse commune, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy avaient accru leurs critiques contre l'Iran, lui demandant de prendre au sérieux les menaces de sanctions renforcées en cas de non-coopération. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Hassan Ghashghavi a réagi hier, affirmant que « le recours aux sanctions n'affectera nullement la volonté de l'Iran de chercher à obtenir ses droits justes et légitimes » en matière nucléaire. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré pour sa part que le problème du programme nucléaire iranien ne pourrait être résolu que par la diplomatie.
Parallèlement, le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohammad el-Baradeï, a jugé « exagérée » la menace nucléaire iranienne et a affirmé que rien ne laisse penser que le pays puisse se doter de l'arme nucléaire à court terme, dans une interview diffusée hier. Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, qui quittera ses fonctions à la fin de l'année, répond aux critiques qui l'accusent de couvrir les ambitions nucléaires de l'Iran.
« Oui, les intentions de l'Iran sont un sujet de préoccupation et l'Iran doit être plus transparent avec l'AIEA et la communauté internationale », dit-il. « Mais l'idée que demain, à notre réveil, l'Iran se sera doté de l'arme nucléaire est une idée qui ne résiste pas à l'épreuve des faits. »

