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Liban

Berry espère un cabinet d’ici à la fin du jeûne

À l'occasion de la 31e commémoration de la disparition de l'imam Moussa Sadr, le chef du mouvement Amal, Nabih Berry, a tiré à boulets rouges sur le régime libyen, accusé d'être derrière la disparition de l'uléma chiite. S'abstenant d'évoquer le sujet de la formation du gouvernement, M. Berry a espéré qu'il sera mis sur pied d'ici à la fin du ramadan.
« Nous ne sommes pas étonnés du fait que le régime libyen accroît son lot d'injustice et sa persistance à réfuter ce dossier (la disparition de Moussa Sadr). Il n'a fait que rejeter les causes, quelles qu'elles soient, tant et si bien que le symbole de l'unité est devenu pour lui celui de la division, et l'arabité, une tente dressée à Manhattan », a ironisé M. Berry. Et d'ajouter : « Nous nous étonnons par contre que ce régime n'ait pas encore appris les leçons d'humanisme, en relâchant l'imam disparu, Moussa Sadr, accusé d'avoir œuvré à rapprocher les communautés et à consolider la coexistence et l'unité nationale, tout comme il est accusé d'avoir fondé la résistance. »
Évoquant le volet des relations interarabes, notamment la relation entre Damas et Riyad et ses répercussions sur la situation libanaise interne, il a affirmé : « J'ai toujours cru et continue de croire que la formule Syrie-Arabie saoudite est un passage obligé pour l'accession du Liban à la stabilité. Cela ne signifie aucunement une diminution du rôle de n'importe quel autre pays arabe, notamment celui du Qatar dont la contribution a été majeure à la veille de l'élection du président de la République », a-t-il dit.
Affirmant qu'il préfère ne pas aborder la question du gouvernement, dont la mise en place est devenue « semblable aux épisodes télévisés du ramadan », M. Berry a toutefois indiqué que la crise ministérielle « est entrée dans sa phase finale au plan des négociations », espérant que le cabinet verra le jour « d'ici à la fin du jeûne ».
Le chef de l'Assemblée a rendu hommage à l'armée, au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ainsi qu'au leader druze Walid Joumblatt, « qui ne se trompe jamais de direction lorsqu'il s'agit des questions d'avenir, et qui reste fidèle au sens que nous avons accordé à l'arabité du Liban ».
Et de s'engager, au nom du mouvement Amal, à poursuivre la lutte pour parvenir à une loi électorale qui adopte la proportionnelle, la carte d'électeur magnétisée, l'abaissement de l'âge de vote, la participation de la femme à la vie politique, la participation des émigrés, sans compter la loi sur la décentralisation administrative. « Le Liban n'aura pas d'avenir tant qu'il restera régi par le confessionnalisme », a-t-il dit.
« Nous nous retrouvons aujourd'hui à un moment où les pressions régionales et internationales se font sentir de plus en plus, même si le Liban, de par son régime financier particulier, n'a pas été directement affecté par la crise financière internationale. Mais nous finirons quand même par ressentir l'impact de la crise, ce qui va inévitablement se répercuter sur l'économie libanaise, notamment sur la contribution des émigrés », a poursuivi M. Berry.
Le président du Parlement, qui a prévu une augmentation de l'indice de pauvreté au Liban et la réduction des services gouvernementaux, a appelé à résoudre la crise libanaise et les conséquences de l'endettement, invitant le gouvernement à déclarer « l'état d'urgence » au plan économique, à augmenter les garanties au niveau des services de santé tout en mettant un terme à l'injustice due au régime de taxation.
Réagissant au discours du président de l'Assemblée, la députée Nayla Tuéni a appelé « au retour aux principes définis » par Moussa Sadr, qui avait notamment donné la priorité au projet de l'État et accordé aux déshérités leurs droits en garantissant le développement équitable entre les régions.
Et Mme Tuéni d'insister sur la nécessité de poursuivre l'investigation sur la disparition de l'imam chiite afin de mettre fin à l'impunité.

À l'occasion de la 31e commémoration de la disparition de l'imam Moussa Sadr, le chef du mouvement Amal, Nabih Berry, a tiré à boulets rouges sur le régime libyen, accusé d'être derrière la disparition de l'uléma chiite. S'abstenant d'évoquer le sujet de la formation du gouvernement, M. Berry a espéré qu'il sera mis sur pied d'ici à la fin du ramadan. « Nous ne sommes pas étonnés du fait que le régime libyen accroît son lot d'injustice et sa persistance à réfuter ce dossier (la disparition de Moussa Sadr). Il n'a fait que rejeter les causes, quelles qu'elles soient, tant et si bien que le symbole de l'unité est devenu pour lui celui de la division, et l'arabité, une tente...
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