Lors de son homélie, l'évêque du Batroun a mis l'accent sur la grande douleur de chacun, affirmant que Samer Hanna « a été tué par une main libanaise et non pas ennemie, sur le sol du Sud, alors que cette main qui prétend être fraternelle devait aider, protéger, défendre, bâtir et répandre la sécurité et l'espoir, et non pas agresser et tuer des officiers et des soldats ». À son tour, le général Charbel Féghali a salué « l'officier courageux, prêt au sacrifice, qui ne connaissait pas la fatigue ». Il a précisé que « le capitaine Samer Hanna est mort dans un accident tragique, qui a ébranlé les consciences des Libanais et qui a été condamné par tous, alors qu'il était en mission d'entraînement au Sud, prêt à affronter l'ennemi israélien ». Prononçant le mot de la famille, le frère de la victime a affirmé que « les blessures de ce crime saignent toujours, et qu'elles ne cicatriseront que par un jugement juste et équitable des coupables ». Un monument à la mémoire du capitaine Samer Hanna a ensuite été inauguré, sur la place centrale de Tannourine.
Messe pour les soldats tombés à Nahr el-Bared
Par ailleurs, pour la deuxième commémoration de la bataille de Nahr el-Bared, une messe de requiem a été donnée en la basilique Notre-Dame du Liban à Harissa, en mémoire des soldats de l'armée tombés sur le champ d'honneur. La cérémonie, célébrée par l'évêque Youssef Mahfouz, a été placée sous le patronage du président de la République, représenté par le général Nabil Karaa. Elle s'est déroulée en présence du secrétaire général des écoles catholiques, le père Marwan Tabet, de M. Simon Moawad représentant le président du Parlement, Nabih Berry, du colonel Charles Chikhani, représentant le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, et du général Iskandar Matta, représentant le ministre de la Défense, Élias Murr.

