Tension « explosive » dans des quartiers populaires de Libreville
OLJ /
le 31 août 2009 à 00h19
Les Gabonais ont voté en masse hier pour élire le successeur du président Omar Bongo, décédé après 41 ans au pouvoir. Si tout était calme en province, la situation était tendue, voire explosive dans des quartiers populaires de Libreville où des milliers de Gabonais attendaient de pouvoir voter. Une tentative de lynchage d'un homme accusé d'être Ghanéen et de voter à tort a eu lieu à Nkembo (est de Libreville) où des électeurs ont mis en cause la régularité du scrutin. À Kinguelé (Sud-Est), des habitants doutaient également de l'honnêteté du scrutin. Les opérations de vote ont débuté avec retard dans de nombreux bureaux à Libreville et Owendo (périphérie nord-est) à cause de la livraison tardive du matériel électoral et de l'absence d'agents électoraux, ont constaté des journalistes de l'AFP. De nombreuses files d'attente se sont formées autour de bureaux de vote en raison des retards et de la durée de chaque vote. Plus de 813 000 électeurs étaient appelés à s'exprimer dans 2 801 bureaux dans le pays et près de 200 autres à l'étranger. Pendant la campagne, un candidat favori, Ali Bongo, 50 ans, investi par le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), a pu profiter de la machine électorale car cette formation fondée en 1968 par son père Omar Bongo contrôle l'administration. Officiellement, le PDG a remporté haut la main toutes les élections nationales depuis l'avènement du multipartisme en 1990. Face à lui, il y avait 22 candidats jusqu'à l'annonce, vendredi, du désistement de cinq d'entre eux en faveur de l'ex-ministre de l'Intérieur (2005-2009) André Mba Obame. Hier, en plein scrutin, un nouveau coup de théâtre s'est produit avec le désistement sans consigne de vote et en catimini de Casimir Oyé Mba, autre favori, qui avait catégoriquement démenti vendredi son ralliement à André Mba Obame. Il est probable que nombre de ses électeurs n'ont pas été informés de son geste qui laisse 17 présidentiables en lice. Les premières estimations devraient être annoncées « quelques heures » après le vote, mais les résultats complets ne devraient être communiqués que le lendemain ou le surlendemain du scrutin, selon une source gouvernementale.
Les Gabonais ont voté en masse hier pour élire le successeur du président Omar Bongo, décédé après 41 ans au pouvoir. Si tout était calme en province, la situation était tendue, voire explosive dans des quartiers populaires de Libreville où des milliers de Gabonais attendaient de pouvoir voter. Une tentative de lynchage d'un homme accusé d'être Ghanéen et de voter à tort a eu lieu à Nkembo (est de Libreville) où des électeurs ont mis en cause la régularité du scrutin. À Kinguelé (Sud-Est), des habitants doutaient également de l'honnêteté du scrutin. Les opérations de vote ont débuté avec retard dans de nombreux bureaux à Libreville et Owendo...
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