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Liban

Geagea : Oui, la gloire du Liban lui a été donnée !

Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a vertement répliqué hier aux propos tenus il y a deux jours par l'uléma Mohammad Hussein Fadlallah, qui avait contesté la devise historique du patriarcat maronite, « la gloire du Liban lui a été donnée », et affirmé que « la gloire du Liban a été donnée aux résistants ».
« Oui, la gloire du Liban lui a été donnée », a martelé M. Geagea devant un groupe d'étudiants à Meerab.
« Nous ne voulons que personne nous donne la gloire. Celui qui donne et qui prend en ce monde est l'Unique. Et quand Il donne, que personne n'essaie d'interférer », a-t-il ajouté.
« C'est pourquoi, je le redis : oui, la gloire du Liban lui a été donnée. Et en tout état de cause, si cette gloire ne lui avait pas été donnée, le Liban serait aujourd'hui une petite et obscure province dans un État tiers, sans gloire, sans liberté, sans État, sans peuple, sans résistance et sans rien du tout. »
« Alors, devant Dieu et les hommes et devant l'histoire, il nous faut reconnaître que la gloire du Liban lui a été véritablement donnée », a conclu le chef des FL.
De son côté, le PNL s'est déclaré peu surpris par cette nouvelle attaque contre Bkerké, notant qu'il s'agissait d'« un nouvel épisode du feuilleton d'attaques visant le patriarche dans ce qu'il représente ».
« Ce feuilleton avait connu son apogée sous l'hégémonie militaro-policière syrienne, mais il s'est poursuivi après le retrait de l'armée syrienne par le biais de certains Libanais aspirant à prendre la place du patriarche et à jouer son rôle », ajoute un communiqué du PNL.
« Tout comme nous ne sommes pas étonnés de voir resurgir des théories que l'accord de Taëf avait enterrées, comme par exemple la menace de recourir à la démocratie du nombre, car nous savons que Taëf fait aussi partie des objectifs pris pour cible », poursuit le PNL, en allusion également à des propos de l'uléma Fadlallah.
Pour sa part, le ministre de l'Environnement, Tony Karam, a noté, dans une allocution à Kfarhim (Chouf), que le patriarche est « la cible de campagnes menées à chaque étape importante dans le but illusoire de ramener les choses en arrière ».
« Si la gloire du Liban a été donnée au patriarche, c'est parce qu'il est celui qui remplit fidèlement la charge de la préserver pour tous les Libanais », a-t-il dit.
« Le patriarche n'a jamais utilisé le verbe que pour défendre le droit, il n'a jamais agi que pour défendre la liberté de la patrie et consolider la coexistence, et il n'a jamais réclamé que la justice et le droit des citoyens à une vie digne. C'est d'ailleurs le cas de toutes les instances spirituelles libanaises sincères, qui constituent la soupape de sécurité de cette petite nation exposée aux vents de l'extrémisme et du choc des intérêts et des ambitions régionales et internationales », a-t-il ajouté.
L'ancien député Mansour el-Bone, qui s'est rendu à Dimane où il a été reçu par Mgr Sfeir, a dit, quant à lui : « On a cherché à dépouiller le patriarcat maronite d'un qualificatif que toutes les communautés libanaises avaient été unanimes à lui attribuer au temps de la création (du Liban). Celui à qui a été donnée la gloire du Liban ne l'a reçue par la grâce de personne, mais à la suite de grands sacrifices consentis pour la naissance du Liban en tant qu'État et en tant qu'entité », a souligné M. Bone.
« Quant aux propos sur la démocratie du nombre, nous en comprenons les motivations. Ces propos ne font pas peur aux chrétiens, qui ont dit oui au partenariat national, car ce partenariat n'a rien de numérique. Aussi peu nombreux qu'ils puissent devenir, les chrétiens resteront attachés à leur entière participation dans ce partenariat. Il est donc inutile de chercher à leur faire peur chaque matin avec le concept du nombre », a-t-il déclaré.
« À ceux qui tiennent ces propos, nous disons : Vous pouvez, avec votre nombre, faire pencher la balance en faveur de tel camp chrétien contre tel autre, mais vous n'irez pas plus loin. »
Puis, s'en prenant implicitement au rôle joué par le CPL, M. Bone a dit : « Ceux qui s'en prennent à nos instances nationales n'oseraient pas le faire s'ils n'avaient pas des alliés dans la place. »
Enfin, l'ancien député Farid Haykal el-Khazen a rappelé, également à l'issue d'une visite chez le patriarche, que la devise « la gloire du Liban lui a été donnée » est « une parole sacrée adoptée par le patriarcat maronite depuis des siècles ». « En parler de la sorte aujourd'hui revient non pas à porter atteinte à la position politique du patriarcat, mais à l'histoire et aux racines de la communauté maronite tout entière », a déclaré Farid Heykal el-Khazen.

Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a vertement répliqué hier aux propos tenus il y a deux jours par l'uléma Mohammad Hussein Fadlallah, qui avait contesté la devise historique du patriarcat maronite, « la gloire du Liban lui a été donnée », et affirmé que « la gloire du Liban a été donnée aux résistants ».« Oui, la gloire du Liban lui a été donnée », a martelé M. Geagea devant un groupe d'étudiants à Meerab.« Nous ne voulons que personne nous donne la gloire. Celui qui donne et qui prend en ce monde est l'Unique. Et quand Il donne, que personne n'essaie...
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