Ils se partagent les titres de champions depuis la Liga remportée par Valence en 2004 : Barça en 2005, 2006 et 2009, Real en 2007 et 2008. Sur les 20 derniers championnats, le Barça a gagné neuf fois, le Real sept fois. La saison dernière, avant la finale de la Liga Real Madrid-FC Barcelone de la 34e journée (2-6), le Barça avait déjà 82 points, le Real 78 et le troisième, le FC Séville... seulement 57. Cette année, avec un Barça toujours aussi sûr de lui avec Xavi et Messi et un Real Madrid renforcé comme jamais avec Cristiano Ronaldo et Kaka, on voit mal comment la Liga pourrait échapper à l'un de ces deux colosses d'Europe.
Le FC Séville, 3e en 2008-2009, fait figure d'outsider n° 1 car son groupe n'a presque pas bougé (les artilleurs Kanouté et Luis Fabiano sont toujours là) et deux renforts de choix sont arrivés : le milieu Didier Zokora (Tottenham) et le buteur Alvaro Negredo que beaucoup de monde voulait, sauf le Real.
L'Atletico Madrid (4e) a lui aussi réussi à garder ses meilleurs joueurs (Forlan, Sergio Agüero) et a veillé à renforcer son talon d'Achille, la défense, avec les arrivées du jeune et talentueux gardien Sergio Asenjo et du défenseur expérimenté, Juanito, champion d'Europe avec l'Espagne.
Valence (6e) peut toujours compter sur ses deux David, Villa et Silva, soutenus par le jeune Mata. Mais le défenseur central Raul Albiol, jeune, solide et prometteur, n'a pas résisté à l'appel du Real Madrid.
Villarreal (5e) s'est installé dans les sommets de la Liga et peut s'enorgueillir de jolies performances en Ligue des champions depuis plusieurs saisons. Les raisons du succès ? Un recrutement malin en Europe et en Amérique latine et un très bon entraîneur, Manuel Pellegrini, malheureusement débauché à l'intersaison par le Real de Florentino Perez. Ernesto Valverde, entraîneur à succès de l'Athletic Bilbao (5e de Liga en 2004) et de l'Olympiakos (champion de Grèce en 2009), a pris le relais. Les bons joueurs sont toujours là (Diego Lopez, Capdevila, Senna, Cazorla) mais le mentor est parti.
Il ne reste que peu de place pour les autres, mais le Deportivo La Corogne, 7e la saison dernière et qui a réussi à garder ses meilleurs éléments (Filipe Luis et Lafita), voire l'Espanyol Barcelone, un temps dernier et qui avait fini en trombe (10e), avec des joueurs doués ballon au pied comme De la Pena, Nakamura et Luis Garcia, peuvent envisager de jouer les trouble-fête.
Une pluie de stars
Sept des 10 premiers du classement du dernier Ballon d'or jouent désormais en Espagne : Crisitiano Ronaldo (1er, Real Madrid), Lionel Messi (2e, FC Barcelone), Iker Casillas (4e, Real Madrid), Xavi (5e, FC Barcelone), David Villa (7e, Valence), Kaka (8e, Real Madrid) et Zlatan
Ibrahimovic (9e, FC Barcelone). Presque tous les « cracks » du foot, à l'exception peut-être d'un Franck Ribéry - pour qui le Real n'a sans doute pas dit son dernier mot - à Munich, d'un Fernando Torres ou encore d'un Steven Gerrard à Liverpool, vont fouler les pelouses de Liga, pour le plus grand bonheur des « aficionados ». Malgré la crise, nombreux sûrement seront les stades à faire le plein pour voir les nouveaux « galactiques » de Madrid ou les « fantastiques » du Barça.
Programme
Real Madrid-Deportivo La Corogne
Saragosse-Tenerife
Athletic Bilbao-Espanyol Barcelone
Majorque-Jerez
Osasuna Pampelune-Villarreal
Racing Santander-Getafe
Malaga-Atletico Madrid
Valence-FC Séville
Almeria-Valladolid
FC Barcelone-Sporting Gijon.

