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Culture - Concert

Tang(ô) l’amour

Les rendez-vous avec Soumaya Baalbaki sont toujours très attendus, car ce sont des rendez-vous avec l'amour. Encore une fois, à l'initiative de Forward Music, durant deux soirées consécutives au Madina,  elle a su rallumer la flamme et enchanter les cœurs.

Toute vêtue de rouge, d'un rouge passion, Soumaya Baalbaki a repris les plus beaux tubes qui ont traversé l'époque d'or de la chanson arabe en les assaisonnant avec amour et élégance d'airs de tango. Ah, lil hob, La'mich ana labki, Ahwak, Itlob aenayya chaghalouni... Autant de mélodies qui ravivent le souvenir immortel des grands interprètes, en dépoussiérant et rafraîchissant leurs chansons.
Chez Baalbaki, tout est certes dans cette voix mélodieuse qui sait moduler les différents tempos, mais également dans l'allure. Une attitude respectueuse envers cette chanson qu'elle vénère et qu'elle parvient à partager avec le public sans aucune vulgarité, mais tout en grâce et finesse. Entourée de cette formation exceptionnelle libanaise, Clause Chalhoub au violon, Abboud Saadé (basse), Khaled Yassine (percussions), Selmane Baalbaki (riq), Karim Khoury (accordéon) et Arthur Setian au piano, Soumaya Baalbaki a revisité avec modernité ces titres éternels tout en leur rendant l'hommage qui leur est dû.

Chantre de l'amour
Généreuse, Baalbaki sait répondre aux attentes du public. À une personne qui l'interpelle en lui demandant d'interpréter Ya zahratan fi khayali, elle obtempérera sans hésiter. À ceux qui lui feront répéter encore une chanson après qu'elle ait terminé son concert, elle se soumettra aussi en souriant.
De la fraîcheur et de la légèreté dans ces propos amoureux qui sont souvent tristes et langoureux, et surtout du talent tant dans l'interprétation des airs que dans leur musique si bien relevée par le groupe musical et le brio de Chalhoub, qui fait rire ou pleurer son violon à loisir. Souvent, les instruments s'appellent et se répondent en harmonie. Dialogue amoureux du violon et du oud, ou challenge entre le riq et les percussions, autant de tableaux qui ont coloré la soirée. Dialogue auquel est venu s'ajouter, cette année, la présence du danseur de tango Mazen Kiwan, qu'il n'est plus besoin de présenter. En compagnie de Sahar, derrière un rideau translucide où étaient projetées leurs ombres grâce à une lumière indirecte, Kiwan a donné à voir deux magnifiques performances au son notamment de Dakhalti al jinaina. Encore une illustration de cette danse qui est l'expression même de l'amour et de la fusion des corps.
La  soirée semblait se terminer quand Baalbaki enchaînait sur un rythme très rapide, laissant partir le public sur des notes gaies. S'adressant à la lune, cette « achikat el-wardi » (amoureuse de la rose), qui se tenait debout sur scène, n'était plus une fleur de l'imagination (« zahra fi khayali »), mais le héraut de l'amour, dans ses peines et ses joies.
À rappeler que le CD Arabtango 2, sous label Forward Music et qui comprend les titres interprétés durant cette soirée, est déjà dans les bacs. 
Les rendez-vous avec Soumaya Baalbaki sont toujours très attendus, car ce sont des rendez-vous avec l'amour. Encore une fois, à l'initiative de Forward Music, durant deux soirées consécutives au Madina,  elle a su rallumer la flamme et enchanter les cœurs. Toute vêtue de rouge, d'un rouge passion, Soumaya Baalbaki a repris les plus beaux tubes qui ont traversé l'époque d'or de la chanson arabe en les assaisonnant avec amour et élégance d'airs de tango. Ah, lil hob, La'mich ana labki, Ahwak, Itlob aenayya chaghalouni... Autant de mélodies qui ravivent le souvenir immortel des grands interprètes, en dépoussiérant et rafraîchissant leurs chansons. Chez Baalbaki, tout est certes dans cette voix mélodieuse qui sait moduler...
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