Le 7 août, le bateau s'était envolé depuis le lac Léman, franchissant les Alpes suisses, jusque dans le port de Gênes, effectuant ainsi près de 300 km hélitreuillé par le plus grand hélicoptère du monde.
Le 15 août, le navire, qui s'était contenté jusque-là de l'eau douce du lac Léman, a tiré ses premiers bords en eau salée.
Depuis, a expliqué Bertarelli, les sorties, quasi quotidiennes, peuvent durer « de 2 heures à 10 heures suivant le vent ».
« Hier, on a eu un vent de 20 nœuds. Une journée positive, car on a pu récupérer beaucoup d'informations. Aujourd'hui, le bateau est sorti à six heures du matin et a trouvé 16 nœuds », a continué le président d'Alinghi, tout en soulignant les qualités d'un navire « impressionnant » qui « concilie puissance et légèreté ».
« Mais, jusqu'en février, c'est un bateau en constante évolution », a ajouté le tenant de la Coupe de l'America, avant d'annoncer officiellement l'arrivée d'un premier parraineur, l'horloger suisse Hublot.
L'équipe Alinghi doit demeurer en Italie jusqu'à la fin du mois de septembre avant de se rendre à Ras al-Khaimah, aux Émirats arabes unis, où se déroulera la 33e Coupe de l'America à partir du 8 février.
Le choix de Ras al-Khaimah a été contesté par le challenger, le syndicat américain Oracle, énième épisode d'un interminable conflit juridique sur les modalités d'organisation depuis la victoire des Suisses lors de la 32e édition en juillet 2007 à Valence en Espagne (Est).
« C'est une opportunité unique, s'est défendu Bertarelli à ce propos. Il n'y a pas d'autres endroits au monde qui puissent nous donner autant de satisfactions (au niveau des conditions météorologiques et des infrastructures, NDLR) à cette période de l'année. »

