D'autre part, un plan visant à créer un nouveau quartier de colonisation juive dans la partie orientale de Jérusalem annexée a récemment été soumis pour approbation à la municipalité de la Ville sainte, a indiqué hier le quotidien Haaretz. Ce projet, dont l'initiative revient à l'association Elad d'extrême droite, vouée à la judaïsation de Jérusalem, prévoit la construction de 104 logements ainsi que d'une synagogue, d'une piscine et d'un bain rituel juif au cœur du quartier de Ras el-Amud, où vivent quelque 14 000 Palestiniens. Le quartier planifié a été appelé Maalé David et devrait être relié à celui de Maalé Zeitim dans le même secteur, où vivent actuellement 51 familles juives.
En outre, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, se rend à Londres et Berlin au moment où il est soumis aux pressions des dirigeants occidentaux pour geler la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est afin de permettre la reprise des négociations de paix. M. Netanyahu quittera Israël cet après-midi et s'entretiendra demain à Londres avec son homologue britannique, Gordon Brown, puis le lendemain avec l'émissaire américain George Mitchell, avec lequel il tente depuis des semaines de trouver un compromis sur un moratoire pour la construction de logements dans les colonies israéliennes. Jeudi à Berlin, M. Netanyahu aura des discussions avec la chancelière allemande Angela Merkel. Par ailleurs, M. Netanyahu doit évoquer à Londres et Berlin le dossier nucléaire iranien. Et durant son étape à Berlin, M. Netanyahu pourrait évoquer les efforts que l'Allemagne mène de conserve avec l'Égypte pour sceller un accord en vue de la libération du soldat israélien Gilad Shalit, détenu depuis plus de trois ans par le Hamas, en échange de prisonniers palestiniens.
Enfin, le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, a estimé hier que « parvenir à réaliser le rêve du président Obama (pour la paix au Proche-Orient) en deux ans, y compris un accord global et un État (palestinien), est un objectif irréaliste ». M. Lieberman a ajouté qu'il jugeait peu probable la conclusion d'un accord de paix, même d'ici à... 2025.

