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Culture - Livres

« La fin des bonnes manières »… dans Kaboul dévasté

Paru dans la collection « Littérature étrangère» des éditions Belfond, « La fin des bonnes manières» (289 pages) de Francesca Marciano dépeint, avec empathie, un Afghanistan dévasté, où sévissent mercenaires, espions et... lois tribales. 
En consacrant une collection à la littérature étrangère, les éditions Belfond offrent aux lecteurs francophones une sélection d'ouvrages d'auteurs des quatre coins du monde. Des romans, des polars, des comédies et des essais qui favorisent essentiellement la curiosité de l'autre et l'esprit d'ouverture...
La fin des bonnes manières (289 pages) de Francesca Marciano s'inscrit totalement dans ce registre, dans le sens où il s'agit d'un parfait roman de journaliste. Ce qu'a longtemps été l'auteur, ancienne correspondante de la Rai à New York, avant de se reconvertir dans l'écriture de romans et de scénarios. La trame y est indubitablement connectée aux événements du monde et, sous la fiction, percent le témoignage et l'envie d'informer les lecteurs. Autrement.
De révéler, en l'occurrence, à travers le regard d'une jeune photographe milanaise en mission en Afghanistan, le réel, l'intime, le véritable fossé des civilisations. Cette méconnaissance profonde des Occidentaux des subtilités de la civilisation islamo-orientale qui conduit, comme on le sait, inévitablement, à la confrontation des deux mondes.
Sauf que le ton n'est ni au sermon ni à l'exposé érudit, mais à une narration tout en sensibilité, simplicité, franchise et compassion d'une situation de débâcle de tout un pays  gouverné par le chaos, les armes ainsi que par toute une faune de trafiquants, de mercenaires et d'espions.
C'est sur le mode du journal, tout à la fois intime et de voyage, que Francesca Marciano rapporte les aventures de son héroïne, Maria, photographe de trente-deux ans qui, abandonnant la quiétude de sa vie et son appartement douillet milanais, se retrouve propulsée à Kaboul, à la suite d'Ima, une journaliste anglaise qui veut enquêter sur l'alarmante recrudescence des suicides de femmes afghanes.
Au cours de ce périple, qui s'avérera initiatique sur plus d'un plan, Maria découvrira, entre autres, que dans tout conflit ce sont toujours les femmes qui payent le prix fort !
Traduit de l'anglais par Irène Offermans, La fin des bonnes manières est de ces lectures qui apportent sur une situation d'actualité, par le biais de la fiction romanesque, de nombreux éclairages et des informations, de celles qui ne sont habituellement pas relayées par les médias...
Signalons qu'il s'agit-là du troisième roman de Francesca Marciano, dont le précédent ouvrage, L'Africaine (Belfond), a été classé parmi les meilleurs livres de l'année par le New York Times. Par ailleurs, l'auteur, qui est également scénariste et réalisatrice de documentaires et de films, a signé, entre autres, le scénario de La Bête au cœur, sélectionné aux Oscars 2006 dans la catégorie meilleur film étranger.

* Ce titre est disponible via le site Internet suivant : www.belfond.fr.
En consacrant une collection à la littérature étrangère, les éditions Belfond offrent aux lecteurs francophones une sélection d'ouvrages d'auteurs des quatre coins du monde. Des romans, des polars, des comédies et des essais qui favorisent essentiellement la curiosité de l'autre et l'esprit d'ouverture...La fin des bonnes manières (289 pages) de Francesca Marciano s'inscrit totalement dans ce registre, dans le sens où il s'agit d'un parfait roman de journaliste. Ce qu'a longtemps été l'auteur, ancienne correspondante de la Rai à New York, avant de se reconvertir dans l'écriture de romans et de scénarios. La trame y est indubitablement connectée aux événements du monde et, sous la fiction, percent le...
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