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Culture - Correspondance

Balade dans le jardin dansant de Momix

Sous son bâton magique, ses danseurs et ses danseuses se transforment en faune et en flore. Ils composent l'univers surréaliste de Moses Pendleton, célèbre pour ses chorégraphies illusionnistes. Sa troupe Momix refait la nature dans « Botanica ».
Moses Pendleton est un chorégraphe-illusionniste par excellence, à la grande capacité d'évoquer un monde d'images surréelles en jouant sur les corps, les coutumes, les accessoires, les lumières et les jeux d'ombre. Sa troupe Momix est tout ceci à la fois. Dans son dernier show, intitulé Botanica, il transforme la nature en un spectacle théâtral sur un fond musical, allant du chant des oiseaux aux Quatre saisons de Vivaldi. Il a conçu cette ode à la nature en observant les animaux, les insectes, les plantes. De cette faune et de cette flore, il dégage une énergie visuelle qu'il transmet à ses danseurs, très inspirés, qui se coulent magnifiquement dans ces images, faisant appel aux multimédias. « Le jardinier de la danse », comme il aime à s'appeler, cultive le sien avec une explosion de couleurs et de formes surprenantes. Il charme les serpents, les lézards et même les dinosaures, et ses danseurs forment des bouquets athlétiques et fantaisistes, fleurant l'herbe fraîche dans un univers si pollué. L'évolution du monde entre également dans ses paysages.

Jambes-tiges et « country dance » de centaures
Dès que le rideau se lève, on pénètre dans un univers merveilleux fait de fleuves de soie bleue, d'énormes fleurs rougeoyantes ayant pour tiges les jambes des danseuses et pour pistils leur visage. Puis arrivent les danseurs serpents aux bras tubes de caoutchouc, se mouvant comme des reptiles. Ils sont rejoints par des centaures aux masques élaborés qui exécutent en ligne parfaite un « country dance ».
Ainsi va le monde de Moses Pendleton, né dans une ferme du Vermont, détenteur d'un BA en littérature et cofondateur de la troupe Pilobolus, qui avait été notamment sponsorisée par Pierre Cardin à Broadway en 1977. En 1980, il signe à lui seul le spectacle de clôture des Jeux olympiques d'hiver à Lake Placid au cours duquel il a interprété un solo intitulé Momix qui deviendra le nom de sa propre troupe. L'expérience des olympiades lui ouvrira la voie des œuvres commanditées, source pour lui de nouvelles recherches qui iront au-delà de la danse contemporaine et qui enrichiront son talent et son répertoire. Quelle que soit la trame qui lui est demandé de travailler, il lui donne le meilleur de lui-même et de son talent, sans jamais sacrifier ses concepts esthétiques. Bien au contraire, il les magnifie. Qu'il présente des marques de voitures, des produits cosmétiques ou des dessous en cotonnade, il fait dans l'art pour l'art, sans oublier aussi la défense de l'environnement dont il est un fervent avocat. Témoin, sa manière de promouvoir, par le biais d'un show, une marque d'automobile : arrivent sur scène ses danseurs suspendus aux branches d'un arbre géant qu'ils démontent et remontent en une voiture. Tout en se faisant le chantre de la nature dans Botanica, il dit avoir eu la joie de « se jeter dans la vague verte obamique ». Et d'ajouter : « Il devrait y avoir, comme pour le secteur économique, un plan de relance en matière de culture, d'environnement et de tout ce qui nous inspire. Après tout, la beauté fait partie du négoce de la vie. La beauté n'est pas un mirage. »
Moses Pendleton est un chorégraphe-illusionniste par excellence, à la grande capacité d'évoquer un monde d'images surréelles en jouant sur les corps, les coutumes, les accessoires, les lumières et les jeux d'ombre. Sa troupe Momix est tout ceci à la fois. Dans son dernier show, intitulé Botanica, il transforme la nature en un spectacle théâtral sur un fond musical, allant du chant des oiseaux aux Quatre saisons de Vivaldi. Il a conçu cette ode à la nature en observant les animaux, les insectes, les plantes. De cette faune et de cette flore, il dégage une énergie visuelle qu'il transmet à ses danseurs, très inspirés, qui se coulent magnifiquement dans ces images, faisant appel aux multimédias. « Le...
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