Au terme de l'entrevue, M. Arslane a déclaré que ses entretiens avec le général Aoun portent traditionnellement sur « la conjoncture régionale et internationale, ainsi que sur les moyens de consolider notre unité nationale et la position des forces de l'opposition ». Interrogé, par ailleurs, sur les informations rapportées par un journal koweïtien selon lequel un différend l'opposait au général Aoun, ce qui pourrait provoquer son retrait du Bloc parlementaire du changement et de la réforme (présidé par le général Aoun), M. Arslane a catégoriquement démenti ces informations qu'il a qualifiées de tendancieuses et de sans fondements.
Évoquant le problème de sa représentation au sein du gouvernement en gestation, M. Arslane a déclaré : « Nous faisons partie du Bloc du changement et de la réforme et il est de notre droit d'être représentés au gouvernement dans le cadre de la quote-part réservée à l'opposition. Cette question ne peut faire l'objet de chantage ou de surenchères entre nous et le général Aoun. Ce qui nous lie au général Aoun est beaucoup plus important et profond que ce genre de considérations. » M. Arslane a précisé à cet égard que « le général Aoun fait montre de compréhension au sujet de notre volonté d'être représentés au gouvernement en tant que Parti démocratique libanais, dans le cadre du Bloc du changement et de la réforme ». « Nous insistons pour que notre parti soit représenté au gouvernement dans le cadre du Bloc du changement et de la réforme », a ajouté M. Arslane.
M. Arslane a, par ailleurs, rendu un vibrant hommage au chef du PSP Walid Joumblatt, soulignant que celui-ci avait fait preuve de « sagesse » en se repositionnant sur la scène locale « de manière à briser le clivage interne » (entre les camps du 14 Mars et du 8 Mars). En réponse à une question sur les risques de déstabilisation et de dérapage sécuritaire, M. Arslane a déclaré que « la situation impose de faire preuve de vigilance et d'unité ». Il a invité, en conclusion, le Premier ministre désigné Saad Hariri à « ne pas être partisan » et à se considérer au service de « tous les Libanais ».
Il convient d'indiquer sur un tout autre plan que le général Aoun a reçu hier à Rabieh une délégation diplomatique iranienne.

