La délégation du Hezbollah était conduite par le président du conseil politique du parti chiite, Ibrahim Amine el-Sayyed, qui était accompagné, notamment, de son second, Mahmoud Komati. À l'issue de l'entrevue, M. Amine el-Sayyed a souligné la nécessité de former le nouveau gouvernement dans les délais les plus brefs de manière à permettre à l'opposition d'assumer un rôle national dans la gestion des affaires publiques.
En réponse à une question, le responsable hezbollahi a, d'autre part, réfuté la thèse selon laquelle c'est le chef du Courant patriotique libre, le général Michel Aoun, qui entrave la formation du nouveau gouvernement d'union nationale. « Il est erroné de limiter les obstacles à la mise sur pied du cabinet à une seule partie, en l'occurrence le général Aoun, a déclaré M. Amine el-Sayyed sur ce plan. Le général Aoun représente le deuxième bloc parlementaire à la Chambre, et de ce fait, il a le droit de débattre de la distribution des portefeuilles et de la désignation des ministres. »
Par ailleurs, la délégation du parti Tachnag qui s'est rendue chez le président du PSNS était présidée par le secrétaire général du parti, Hovig Mékhitarian. Dans un communiqué de presse, le PSNS a indiqué que la discussion avec les responsables du Tachnag avait porté sur les moyens d'accélérer la formation du gouvernement. Le PSNS a souligné dans ce cadre que la situation socio-économique dans le pays impose la formation rapide du cabinet.
Signalons, enfin, que la réunion entre le chef du PSNS et la délégation du FDLP a été axée essentiellement sur la situation des réfugiés palestiniens au Liban. Le PSNS a souligné dans ce cadre que « les habitants des camps de réfugiés (palestiniens) devraient pouvoir jouir de leurs droits civils et sociaux afin de mettre un terme aux épreuves qu'ils endurent ».

