L'enjeu n'est pourtant pas nul puisque le résultat servira, dans le duel à distance avec le premier de l'autre poule, à déterminer qui aura l'avantage de recevoir la finale retour, le 30 août, trois jours après l'aller.
« Avoir le match retour à Pau serait un atout non négligeable quand on a vu l'ambiance qu'il y avait contre l'Italie », souligne Vincent Collet.
Avec quatre victoires, la France serait bien placée. Soigner la différence de points à Helsinki pourrait néanmoins être utile, sachant que la Bosnie, invaincue dans l'autre poule, joue sa qualification aujourd'hui en Belgique.
Voilà pour le volet comptable de ce dernier épisode d'une triangulaire remportée au plébiscite. Mais l'intérêt de la rencontre ne se limite pas à de l'arithmétique. Il offre aussi aux Bleus un terrain idéal pour progresser dans un domaine qui fait rarement la force des équipes de France : la régularité.
Dynamique
« Les bonnes équipes gagnent les gros matches régulièrement. Il faut qu'on prenne celui en Finlande au sérieux, martèle capitaine Parker. Si on veut prouver qu'on est une bonne équipe, il faut gagner ces matches-là. »
« On est sur une dynamique positive. Ne perdons pas notre fil conducteur, abonde Collet. Je le crains un peu car c'est humain et c'est français. Tout le monde le fait, mais nous un peu plus que les autres. Or il faut éviter le relâchement. J'espère qu'on va être capable de le faire, d'avoir une attitude déterminée. Si c'est le cas, on va gagner, même sans Nicolas. »
Collet parle de Nicolas Batum, parti samedi aux États-Unis sur ordre de son club NBA de Portland pour des examens complémentaires à l'épaule droite, mais qui sera de retour en France dès... lundi, le propriétaire ayant été rassuré.
Il rejoindra ses coéquipiers, qui auront quelques jours de relâche après la Finlande, samedi à Pau. En attendant, les Bleus devront faire sans lui, l'occasion de revoir des joueurs comme Nando De Colo et Yannick Bokolo.
Hier après-midi, le sélectionneur réfléchissait également à l'incorporation de Ian Mahinmi. « Ça peut être intéressant de voir ce qu'il peut donner », glisse Collet au sujet du pivot de San Antonio, qui pourrait prendre, au moins provisoirement, la place de Petro, Traoré, voire Koffi.
Collet refuse pourtant de faire du match face aux Finlandais, qui « jouent mieux au basket que les Italiens », un galop d'essais divers et variés. « Ce n'est pas une priorité car cela voudrait dire qu'on envoie aux joueurs le message que ce match n'est pas important, justifie-t-il. En plus, Tony (Parker) a besoin de jouer, et c'est important qu'on garde le rythme. »

