« Après une victoire historique aux dernières élections législatives, et après quatre ans de lutte contre la tutelle syrienne aux côtés de nos alliés du 14 Mars dans le cadre de la révolution du Cèdre, vous êtes en droit de nous demander ce qui est arrivé au 14 Mars, a lancé M. Moawad. Vous avez le droit de vous interroger sur le sort du 14 Mars après le revirement de l'un de ses symboles, l'un de ses piliers, Walid Joumblatt, qui a renié toutes les constantes de la révolution du Cèdre. Ma réponse est claire : le 14 Mars existe tant que le Liban existe parce qu'il n'est pas la propriété d'une classe politique, mais celle du peuple libanais, du Liban tout entier. »
Et de poursuivre : « Personne ne peut nier l'impact du revirement de Walid Joumblatt sur le processus de la révolution du Cèdre, tout comme personne ne peut nier l'impact du revirement de Michel Aoun. Mais en définitive, le général Aoun n'a pas empêché la révolution du Cèdre de se poursuivre, et Walid Joumblatt non plus. »
Pour M. Moawad, « le 14 Mars est le mouvement d'un peuple qui a tiré les leçons du passé », pas « un rassemblement de leaders ». « Le 14 Mars, c'est le refus de transformer le Liban en une scène régionale, a-t-il ajouté. Il signifie la neutralité positive du Liban dans le cadre de ses engagements arabes envers la cause palestinienne. C'est la réconciliation libano-palestinienne. (...) C'est le véritable projet de normalisation avec la Syrie sur base d'un rapport d'égalité. (...) C'est le vrai projet de réconciliation entre Libanais et de dépassement des spécificités communautaires. (...) Le 14 Mars signifie la liberté, le pluralisme, la stabilité, le développement, l'ouverture et la modération. »


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