Mal estival :
Valeur sûre, voire refuge la saison dernière, les phases arrêtées semblent beaucoup moins performantes depuis la reprise. Contre Toulouse (0-1) et Marseille (2-1) en juillet, les hommes de Laurent Blanc avaient concédé leurs deux buts sur ce type d'actions.
Contre Villarreal (2-0) début août, ils étaient passés tout près de la catastrophe à trois reprises. Contre Lens, ils ont encore montré leurs limites, s'en sortant indemnes grâce à l'« assistance » du corps arbitral qui signala Boukari hors-jeu alors qu'il venait d'égaliser à 2-2 suite à un coup franc.
Vidéo implacable :
Dimanche soir, Blanc avait prédit « un petit travail de vidéo cette semaine », comme s'il se doutait déjà de ce qu'il allait y voir. Mais en l'absence de deux des protagonistes concernés (Carrasso et Diarra retenus en sélection), la petite explication ne s'est tenue que jeudi après-midi.
« Les images vidéo sont implacables sur la passivité des joueurs, sur le marquage notamment, confie le technicien. C'est un problème d'implication et de concentration, ce n'est pas étonnant qu'on ait eu des problèmes sur coups de pied arrêtés. »
« Il ne faudrait pas que cela devienne une psychose non plus, tempère-t-il. Sur les phases arrêtées, il faut être méchant, être vicieux, et peut-être que contre Lens, on n'a pas encore tout ça bien à l'esprit. On ne l'a pas payé cher, tant mieux pour nous, mais il faut vite y remédier. »
Plaider coupable :
Conscients de leurs lacunes, les champions de France ont fait profil bas. « Il y a une nouvelle demande de notre gardien qui veut que l'on reste le plus haut possible, et ceux qui sont au marquage ne la respectent pas trop pour l'instant, explique le défenseur Matthieu Chalmé. Avant le match, on sait qui on doit marquer et on doit éviter que ces joueurs touchent le ballon avant nous. C'est juste des détails à régler, chacun doit prendre ses responsabilités. »
Autre détail à revoir, le rendement girondin en fin de première période qui n'a plu ni au coach ni aux joueurs.
Problèmes physiques, de suffisance face à un promu après trente premières minutes très tranquilles ?
« Excès de confiance, préfère Chalmé.
On a commencé à en rajouter un petit peu plus au niveau du jeu et à être moins agressif au niveau de la perte du ballon.
C'est plus psychologique que physique car sincèrement, on avait les jambes, on a vu sur la fin de match, on avait encore la possibilité de marquer deux buts. »
Ciani à Bonal ?
Malgré toutes ses carences, Bordeaux pointe déjà en tête, continue d'enchaîner les victoires (douze consécutives, record historique) et rêve de poursuivre l'aventure aujourd'hui à Sochaux où il pourrait faire débuter son défenseur Michaël Ciani (1,89 m) pour éviter de nouveaux désagréments au marquage.
« La taille ne suffit pas, coupe le « Président », il y a un équilibre à trouver. Michaël nous a rejoints très tardivement.
On en avait fait l'expérience avec Souley (Diawara) en 2007, ce n'était pas le mettre dans les meilleures conditions que de le faire débuter contre Lens. Pour Sochaux, on va y réfléchir. »
Lors des oppositions de la semaine à l'entraînement, l'ancien joueur de Lorient a été associé à Marc Planus mardi, à Henrique mercredi. Et ce soir ?

