Grâce à cette victoire, le Liban est quasiment assuré d'accéder au second tour de la compétition, alors qu'il lui reste une rencontre à disputer contre l'Indonésie, l'adversaire présumé le plus faible du groupe, qui a déjà essuyé deux défaites consécutives (105-47 contre la Jordanie et 68-63 après prolongation contre les Émirats arabes unis).
Les Libanais, emmenés par leur capitaine Fady el-Khatib, meilleur marqueur avec 19 points au compteur, démarraient la rencontre à cent à l'heure et attaquaient sans relâche le camp adverse qui ne tardait pas à succomber sous les coups de boutoir des nationaux assoiffés de victoire depuis leur défaite-surprise contre la Jordanie, défaite qui leur est restée en travers de la gorge, au vu de la préparation intensive à laquelle la sélection s'était soumise (tournois amicaux, stages d'entraînements...), et du budget consacré à cette compétition par la fédération (l'apport de l'Américain naturalisé libanais Jackson Vroman et des trois joueurs de souche libanaise résidant à l'étranger, en l'occurrence Matt Freiji, Daniel Farès et Ali Kanaan aurait à lui seul coûté la bagatelle de 300 000 dollars).
Annales
Si le premier quart-temps a vu une nette domination des Libanais, comme le reflétait le score au tableau d'affichage (34-14), les deuxième et troisième quarts étaient un peu plus équilibrés, avec un net avantage toutefois aux joueurs du pays du Cèdre, qui accentuaient quelque peu leur avance (19-14 et 25-11).
La dernière tranche de la rencontre est à retenir dans les annales du basket libanais, les protégés de Dragan Raca dominant leur sujet de manière insolente et se payant même le luxe d'infliger un cinglant 30-0 à leurs adversaires déboussolés.
On gardera le mot de la fin pour l'entraîneur des Émirats, Mounir ben Habib, qui, en réponse à la question sur les carences de son équipe, s'est réfugié au début derrière l'absence des cadres de la sélection, avant d'ajouter, avec le sérieux qui le caractérise : « Il ne faut tout de même pas oublier que c'est face au Liban qu'on jouait aujourd'hui, pas contre le premier venu... »
Eh oui, M. Mounir, le Liban n'est certes pas le premier venu, et il faut en premier lieu que les joueurs de la sélection s'en souviennent...

