Soulignant que « rien ne pourra ébranler au niveau politique la réconciliation qui s'est produite le 4 août 2001 à la Montagne », M. Souhaid a déclaré que le leader du PSP « n'a pas divorcé du 14 Mars ». « À mon sens, il a proclamé publiquement une position que nous percevions déjà au sein du 14 Mars et qui a été débattue à plusieurs reprises avec lui au cours de réunions tenues loin des feux de la rampe », a indiqué l'ancien député qui a ajouté que « depuis le 7 mai (2008, date de l'offensive du Hezbollah à Beyrouth-Ouest contre les permanences et les médias du Courant du futur), Walid Joumblatt a une lecture claire de la tournure prise par la vie politique au Liban après les graves événements qui se sont produits » (en 2008). « À son avis, a ajouté M. Souhaid, il était nécessaire de faire une relecture des positions politiques. Durant les grandes étapes, les factions locales devaient, selon lui, faire une lecture globale (de la situation). Cette lecture s'est limitée à des rencontres bilatérales avec Walid Joumblatt qui a une vision politique différente des problèmes qui se posent au Liban. »
M. Souhaid a souligné dans ce cadre qu'il existe « un consensus au Liban entre toutes les parties, dont Walid Joumblatt, autour de trois points fondamentaux du document du BIEL (approuvé par le 14 Mars) en base desquels nous avons mené la campagne électorale, à savoir l'accord de Taëf, la résolution 1701 et l'initiative arabe de paix ». « Je ne pense pas que Walid Joumblatt s'est démarqué de ces trois points », a précisé M. Souhaid.
Après avoir réfuté la thèse selon laquelle « c'est en raison des chrétiens du 14 Mars que Walid Joumblatt s'est démarqué du 14 Mars », M. Souhaid a estimé, en conclusion, que la dernière prise de position du leader du PSP, dimanche dernier, a « perturbé les efforts du Premier ministre désigné », notamment en ce qui concerne la formule ministérielle basée sur l'équation 15-10-5.

