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Moyen Orient et Monde - Iran

Le chef du pouvoir judiciaire lance un appel à l’unité

La prestation de serment d'Ahmadinejad devant le Parlement, aujourd'hui, pourrait être boycottée par l'opposition, selon la presse iranienne.
Le chef du pouvoir judiciaire en Iran a lancé hier un appel à l'unité aux différents groupes politiques. « J'espère que tous les responsables officiels ont compris la situation et resteront unis », a indiqué l'ayatollah Mahmoud Hachémi Chahroudi, chef du pouvoir judiciaire et important membre du clergé, cité par l'agence ISNA. « J'espère qu'ils vont faire de leur mieux pour la révolution, le régime, l'islam et décevront les ennemis », a-t-il ajouté. Le président doit être officiellement investi de ses fonctions pour un nouveau mandat de quatre ans aujourd'hui devant le Parlement, en présence de responsables militaires et de diplomates. Il devra ensuite former un nouveau gouvernement dans un climat de tension avec l'opposition qui conteste sa réélection.
Lundi, le guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, avait confirmé la réélection du président, prononçant un discours élogieux envers M. Ahmadinejad dont l'allégeance au numéro un du régime islamique avait été mise en doute au sein de son propre camp. « Ce à quoi nous avons assisté hier donne une légitimité divine au président », a assuré dans un éditorial le journal Kayhan, qui est le principal quotidien conservateur en Iran. Le guide suprême avait loué un « homme courageux, travailleur acharné et intelligent », saluant le « vote sans précédent » des Iraniens, devant un parterre de hauts dignitaires mais en l'absence d'importants dirigeants de l'opposition.
L'annonce de la victoire de M. Ahmadinejad dès le premier tour de l'élection le 12 juin avec près de 63 % des voix a plongé le pays dans sa plus grave crise politique depuis l'instauration de la République islamique en 1979, avec des manifestations monstres des partisans des candidats battus qui l'accusent de fraude électorale.
Le journal d'opposition Etemad Melli a laissé entendre que celle-ci pourrait boycotter la cérémonie de prestation de serment et considérer le nouveau gouvernement comme « illégitime ». « Le groupe minoritaire au Parlement (les réformateurs) pourrait ne pas participer à la prestation de serment, et cela a mis en colère les conservateurs », a indiqué le quotidien. « Le refus de participer aux cérémonies de la part de gens comme Rafsandjani (l'ex-président Akbar Hachémi Rafsandjani) est un message important », a estimé le
journal réformateur Aftab-e Yazd dans un éditorial. « L'un de ces messages est que le futur gouvernement n'aura pas leur soutien dans les bons comme dans les mauvais moments », a-t-il indiqué. L'ex-président Rafsandjani - qui dirige le Conseil de discernement et l'Assemblée des experts, deux institutions-clés du pouvoir -, et l'ex-président Mohammad Khatami n'avaient pas assisté à la cérémonie de lundi. Les ex-candidats de l'opposition, le conservateur modéré Mir Hossein Moussavi et le réformateur Mehdi Karoubi, qui réclament toujours l'annulation du scrutin présidentiel, en étaient
également absents.
De son côté, le Conseil suprême de la sécurité nationale a annoncé des poursuites judiciaires contre les responsables du centre de détention de Kahrizak où des manifestants auraient subi des mauvais traitements et dont le guide suprême vient d'ordonner la fermeture, selon l'agence officielle IRNA. Au moins deux personnes sont mortes en détention.
Parallèlement, sur le plan diplomatique, la France, les États-Unis et l'Allemagne n'enverront pas de message de félicitations à Mahmoud Ahmadinejad, a-t-on appris hier.
Le chef du pouvoir judiciaire en Iran a lancé hier un appel à l'unité aux différents groupes politiques. « J'espère que tous les responsables officiels ont compris la situation et resteront unis », a indiqué l'ayatollah Mahmoud Hachémi Chahroudi, chef du pouvoir judiciaire et important membre du clergé, cité par l'agence ISNA. « J'espère qu'ils vont faire de leur mieux pour la révolution, le régime, l'islam et décevront les ennemis », a-t-il ajouté. Le président doit être officiellement investi de ses fonctions pour un nouveau mandat de quatre ans aujourd'hui devant le Parlement, en présence de responsables militaires et de diplomates. Il devra ensuite former un nouveau...
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