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Sport - Football

Aulas, Dassier, Leproux, présidents attendus au tournant

Ligue 1 L'un a perdu son titre de champion après un septennat (Aulas à Lyon), d'autres arrivent sans expérience à la tête de grands clubs français (Dassier à Marseille et Leproux au Paris-SG) : les présidents seront particulièrement scrutés en début de L1.

Chaque été, Jean-Michel Aulas annonce que l'OL possède « la meilleure équipe de son histoire », mais cette fois ses supporteurs ont du mal à le suivre. Il a perdu Juninho et Benzema à l'intersaison, ses deux meilleurs joueurs, après avoir laissé partir les saisons précédentes Coupet, Squillaci, Abidal, Malouda, Mahamadou Diarra, Essien.
Cette saison encore, les recrues ne semblent pas à la hauteur des pertes. Lisandro Lopez est très bon mais n'a pas la marge de progression de Benzema, et Bastos ne vaut pas Juninho. Surtout, Aulas et sa cellule de recrutement semblent avoir perdu la main.
Ils ont payé 15 millions d'euros pour Aly Cissokho, un joueur formé à quelque 200 km de Lyon (à Gueugnon) qu'ils auraient pu repérer avant. C'est à ce prix que l'OL avait vendu Abidal, finaliste de la Coupe du monde 2006, à Barcelone !

Triaud ne peut que faire pire
L'OL semblait également prêt à débourser une petite fortune pour Loïc Rémy, un joueur qu'il a formé et laissé partir ! Vendu 8 M EUR à Nice, Lyon était prêt à dépenser le double plus Anthony Mounier, valorisé à 4 M EUR, soit 12 M EUR de différence ! Lyon a annoncé hier la fin des négociations avec Nice pour Rémy. Jusqu'à quand ?
Enfin passé devant Aulas, le président bordelais Jean-Louis Triaud, champion de France, aborde paradoxalement sa saison la plus difficile en treize ans de règne. Après avoir tout gagné en 2009 (Trophée des champions, Coupe de la Ligue et Ligue 1), il pourra difficilement faire mieux.
Celui qui répétait depuis 10 ans et l'arrivée de M6 que son club était ambitieux se retrouve face à un défi de taille. Il a cependant déjà réussi à garder Laurent Blanc, Yoann Gourcuff, et peut-être Marouane Chamakh.
Derrière ces deux vieux routiers de l'UCPF (le syndicat des présidents), les deux petits nouveaux ont beaucoup de pression : Jean-Claude Dassier à l'OM et Robin Leproux au Paris-SG, où ils sont tous deux présidents par délégation (Leproux ne devrait être officiellement nommé qu'en août).
Propulsé à la tête du club le plus populaire du pays en remplacement de Pape Diouf, Dassier a une réputation de patron, mais encore tout à prouver dans ce rôle particulier. Il a au moins réussi à satisfaire son entraîneur Didier Deschamps en matière de recrutement avec Lucho Gonzalez, Souleymane Diawara, Stéphane Mbia ou Fernando Morientes.

Sadran s'est fait un nom
Si Dassier s'était fait un nom à TF1 où il fut directeur de l'information, Leproux va lui découvrir les projecteurs en même temps que son nouveau métier de président. Choisi par l'actionnaire majoritaire Sébastien Bazin, Leproux hérite du club le plus « crisogène » de France, un défi redoutable pour un débutant.
Olivier Sadran s'est lui déjà fait un nom depuis huit ans à la tête de Toulouse. Il aura gagné ses galons de président coriace s'il retient André-Pierre Gignac, convoité par Aulas, un de ses modèles dans le métier, auquel Sadran a adressé quelques courriers virils pour lui demander de laisser son buteur tranquille.
Enfin des présidents de la vieille école retrouvent la L1, comme Gervais Martel (Lens) et Louis Nicollin (Montpellier), le doyen avec ses 66 ans. Passionné, « Loulou » reste une image d'Epinal du football français, quand il torture ses bouteilles d'eau minérale sur les bancs de touche.
Martel, tout aussi fou de son club, partage le mode de gestion de Nicollin, fait d'entraîneur et de joueurs recrutés « au feeling », parfois au détriment de la réussite sportive. Un système peut-être un peu désuet à l'heure des manageurs et des « directeurs du football ». Début de réponse à partir du 8 août.
Ligue 1 L'un a perdu son titre de champion après un septennat (Aulas à Lyon), d'autres arrivent sans expérience à la tête de grands clubs français (Dassier à Marseille et Leproux au Paris-SG) : les présidents seront particulièrement scrutés en début de L1. Chaque été, Jean-Michel Aulas annonce que l'OL possède « la meilleure équipe de son histoire », mais cette fois ses supporteurs ont du mal à le suivre. Il a perdu Juninho et Benzema à l'intersaison, ses deux meilleurs joueurs, après avoir laissé partir les saisons précédentes Coupet, Squillaci, Abidal, Malouda, Mahamadou Diarra, Essien.Cette saison encore, les recrues ne semblent pas à la hauteur des pertes....
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