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Moyen Orient et Monde - France

Nicolas Sarkozy mis au « repos relatif » après son malaise

Aucun traitement médical n'a été prescrit au chef de l'État, si ce n'est un repos relatif de quelques jours.
Le président français, Nicolas Sarkozy (54 ans), a quitté hier, souriant, l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, où il avait été admis la veille après un malaise pendant son jogging. Aucun traitement médical ne lui a été prescrit, si ce n'est un repos relatif de quelques jours. C'est en marchant, main dans la main avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, que le président français, saluant les badauds et remerciant ses médecins, est sorti dans la cour de l'hôpital militaire. Il s'est ensuite rendu à la résidence officielle de La Lanterne, dans le parc du château de Versailles, où il aime passer ses week-ends, selon des journalistes qui ont suivi le cortège.
La présidence a assuré dans un communiqué qu'il n'y avait « aucune cause », ni « conséquence cardiologique », au malaise de M. Sarkozy. « Le diagnostic est donc celui d'un malaise lipothymique d'effort soutenu par grande chaleur et sans perte de connaissance, dans un contexte de fatigue liée à une charge de travail importante », poursuit le texte. Mais, semblant contredire cette explication, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP (Union pour un mouvement populaire), le parti de M. Sarkozy, a dans un premier temps évoqué un « accident cardiaque », avant de rectifier, en reprenant les termes employés par l'Élysée.
La lipothymie provoque une impression de vide et de flou visuel et oblige souvent celui qui en est victime à s'allonger. Ce type de malaise est, selon un spécialiste, plutôt bénin si les examens cardiologiques sont normaux. M. Sarkozy avait passé la nuit en observation à l'hôpital, où il a subi une série d'examens médicaux. « Il est en très bonne santé. Tous les examens qui ont été pratiqués montrent qu'il n'y a rien d'anormal. Il a simplement fait un malaise qui est sans doute lié à un effort physique important sous un soleil intense », a assuré le Premier ministre, François Fillon.
Le programme du chef de l'État français a été allégé, avec l'annulation d'un déplacement prévu aujourd'hui au mont Saint-Michel. En revanche, il présidera bien le dernier Conseil des ministres avant les vacances, prévu demain. M. Sarkozy doit partir, à la fin de la semaine, pour trois semaines de congé dans la résidence familiale de son épouse au Cap Nègre. Adepte de course à pied et de cyclisme, il s'est attaché à peaufiner une image de dirigeant infatigable et sportif, tranchant avec ses prédécesseurs beaucoup plus âgés que lui. Juste après son élection, l'une de ses premières sorties publiques avait été de faire du jogging avec François Fillon. Plusieurs fois par semaine, il court pendant environ une heure, dans les jardins de l'Élysée.
Mais M. Sarkozy, qui allie pratique sportive régulière et volonté d'être sur tous les fronts, voit désormais son hyperactivité remise en question. « Il faut que le président fasse attention, il faut qu'il fasse parfois moins d'efforts et qu'il se nourrisse un peu plus », a estimé le député Patrick Balkany, ami de M. Sarkozy, mettant en cause le « régime sévère » suivi par le président français pour rester mince. « Il est peu probable que l'image d'un "président qui gouverne" - comme il aime se définir -, alerte et fringant, présent sur tous les fronts et que rien n'essouffle, sorte intacte du Val de Grâce », commentait hier le journal Le Monde.

Le président français, Nicolas Sarkozy (54 ans), a quitté hier, souriant, l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, où il avait été admis la veille après un malaise pendant son jogging. Aucun traitement médical ne lui a été prescrit, si ce n'est un repos relatif de quelques jours. C'est en marchant, main dans la main avec son épouse Carla Bruni-Sarkozy, que le président français, saluant les badauds et remerciant ses médecins, est sorti dans la cour de l'hôpital militaire. Il s'est ensuite rendu à la résidence officielle de La Lanterne, dans le parc du château de Versailles, où il aime passer ses week-ends, selon des journalistes qui ont suivi le cortège.La présidence a assuré...
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