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Iran : Khamenei dénonce à nouveau l'intervention étrangère dans les troubles

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a accusé une nouvelle fois les ennemis de la République islamique à l'étranger d'avoir soutenu les troubles qui ont suivi la présidentielle du 12 juin notamment à travers leurs médias, a rapporté lundi la télévision d'Etat.

"Alors que l'intervention des étrangers et en particulier leurs médias est très claire, leur prétention selon laquelle ils n'interviennent pas dans les affaires intérieures iraniennes est le signe de leur déshonneur", a déclaré le numéro un iranien devant les responsables du pays.

Le guide suprême faisait référence à la plus grave crise traversée par l'Iran depuis la révolution islamique de 1979, les manifestations de protestation qui ont suivi la réélection du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad et qui ont fait au moins 20 morts.

Les candidats de l'opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, ont dénoncé les résultats officiels donnant le président sortant vainqueur avec 63% des voix et réclamé en vain une nouvelle élection.

Les autorités ont accusé les pays étrangers, en particulier la Grande-Bretagne et la chaîne de télévision BBC en persan, d'avoir soutenu et provoqué les manifestations et les troubles.

"Les ennemis du peuple iranien, via leurs médias, donnent des instructions aux fauteurs de trouble pour qu'ils commettent des désordres, des destructions et des affrontements, et dans le même temps, ils affirment qu'ils n'interviennent pas dans les affaires intérieures iraniennes", a-t-il ajouté.

"Quiconque veut conduire la société vers l'insécurité, quel que soit son rang et son titre, sera détesté" par le peuple", a-t-il encore dit.

"Nos élites doivent être vigilantes. Toute parole, toute action, toute analyse qui aide (les ennemis) sera contraire à la voie du peuple", a-t-il dit.

Cette déclaration du numéro un iranien intervient trois jours après le prêche de l'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani qui avait estimé que le pouvoir avait perdu une partie de la confiance du peuple après la présidentielle controversée.

M. Rafsandjani avait demandé la libération des personnes emprisonnées lors des troubles et la réouverture des médias suspendus afin de rétablir la confiance perdue.

L'ancien président, qui dirige aujourd'hui deux institutions clés du régime, l'Assemblée des experts et le Conseil de discernement, a notamment critiqué le Conseil des gardiens de la Constitution, estimant que cette instance suprême de validation des scrutins n'avait pas "bien utilisé" le délai accordé pour vérifier les bulletins de vote.

Avec le réformateur Mohammad Khatami, M. Rafsandjani, un conservateur pragmatique, est l'un des deux anciens présidents qui ont soutenu à la présidentielle le principal rival de Mahmoud Ahmadinejad, Mir Hossein Moussavi.

Le prêche de vendredi a été suivi par une manifestation à Téhéran de milliers de partisans de M. Moussavi, qui ont lancé des slogans à sa gloire.

La police a rapidement dispersé la foule et procédé à plusieurs arrestations, selon des témoins.

Après ce prêche, les conservateurs ont durement attaqué l'ex-président Rafsandjani, l'accusant d'être devenu le porte-parole des contestataires.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a accusé une nouvelle fois les ennemis de la République islamique à l'étranger d'avoir soutenu les troubles qui ont suivi la présidentielle du 12 juin notamment à travers leurs médias, a rapporté lundi la télévision d'Etat.
"Alors que l'intervention des étrangers et en particulier leurs médias est très claire, leur prétention selon laquelle ils n'interviennent pas dans les affaires intérieures iraniennes est le signe de leur déshonneur", a déclaré le numéro un iranien devant les responsables du pays.
Le guide suprême faisait référence à la plus grave crise traversée par l'Iran depuis la révolution islamique de...