L'opération du pape pour une fracture au poignet est terminée et s'est « bien passée », a déclaré en début d'après-midi le président de la région du Val d'Aoste, Augusto Rollandin.
Deux broches ont été posées sur le poignet du pape pour réduire la fracture, selon l'hôpital. L'opération a été effectuée sous anesthésie locale et non générale comme indiqué dans un premier temps, selon une source médicale citée par l'agence ANSA.
Le pape a quitté l'hôpital peu avant 14h00 GMT, souriant et saluant les journalistes de sa main gauche, pour rejoindre sa résidence de vacances.
Le Vatican avait fait état en début de matinée d'une « légère fracture au poignet droit », survenue à la suite d'une « chute » du pape cette « nuit dans sa chambre ».
Le pape s'était rendu peu avant 10h00 au service des urgences de l'hôpital d'Aoste, distant d'une vingtaine de kilomètres du village où il passe ses vacances, Les Combes d'Introd. Il y est entré à pied, accompagné de son secrétaire particulier, selon les médias italiens sur place. Et il a attendu son tour pour être pris en charge, tant à la radiologie qu'en salle d'opération, selon l'ANSA.
Le pape a subi un check-up complet, une procédure normale compte tenu de son âge, a souligné la chaîne SKY TG24.
Peu après l'annonce de l'accident du pape par les médias, son porte-parole le père Federico Lombardi s'est voulu rassurant, affirmant qu'il « n'y a aucune raison de s'inquiéter ». « Il n'a rien de grave », a-t-il dit à l'AFP.
Le Vatican a ensuite indiqué dans un communiqué que Benoît XVI « a célébré la messe puis pris son petit déjeuner » avant de se rendre à l'hôpital où « a été diagnostiquée une légère fracture du poignet qui a été immobilisé ».
Des sources vaticanes, citées par l'ANSA, ont exclu que Benoît XVI a été victime d'un malaise, affirmant qu'il avait glissé. Selon le correspondant sur place de SKY TG24, le pape aurait glissé en sortant de sa salle de bains jeudi soir et c'est la douleur croissante qui l'aurait conduit à l'hôpital.
Droitier, le pape qui devait célébrer l'Angélus dimanche à Romano Canavese dans la région voisine du Piémont, devrait être légèrement handicapé et ne pourra pas se livrer à son loisir préféré, jouer du piano.
Il s'agit du premier ennui de santé du pape allemand dont il est fait état publiquement depuis le début de son pontificat. Seuls des signes de fatigue de Benoît XVI avaient été notés auparavant, notamment à son retour de voyages à l'étranger. Lors de son accession au pontificat en avril 2005, le journal à grand tirage allemand Bild avait affirmé que le futur pape avait été hospitalisé pendant près d'un mois en 1991 à la suite d'une hémorragie cérébrale et avait souffert de plusieurs évanouissements au cours de ces dernières années. De source proche du dossier à Rome, on avait précisé que l'incident de 1991 n'avait laissé aucune séquelle. En août 1992, celui qui était encore le cardinal Ratzinger avait été victime d'une chute pendant ses vacances à Bressanone (Nord). Souffrant d'une coupure à la tête, on lui avait posé des points de suture et il était resté quelques jours en observation.
Le Vatican ne publie jamais de bulletins de santé du pape, sauf en cas de maladie ou d'accident. Son prédécesseur Jean-Paul II, décédé le 2 avril 2005, souffrait de la maladie de Parkinson. Il a eu besoin, durant les dernières années de sa vie, de soins médicaux constants.

