Les 153 passagers et 15 membres d'équipage à bord de l'appareil de fabrication russe qui s'est écrasé dans la région de Qazvin sont morts, a déclaré Mohammad Reza Montazer Khorassan, responsable chargé des situations de catastrophe, selon le site Internet de la télévision d'État.
Le directeur adjoint de l'Aviation civile arménienne, Arsen Pogossian, a précisé à Erevan que 147 de ces passagers étaient iraniens, dont 31 d'origine arménienne. Il y avait également quatre Arméniens et deux Géorgiens. Deux des membres d'équipage étaient aussi arméniens, a-t-il ajouté.
« L'avion qui a décollé de l'aéroport Imam Khomeyni de Téhéran s'est écrasé 16 minutes après », près du village de Janat-Abad, a dit Reza Jafarzadeh, porte-parole de l'Aviation civile iranienne.
Selon les autorités iraniennes, un incendie s'est produit sur l'avion qui s'est ensuite écrasé et a explosé. Les télévisions ont montré des images d'un cratère de plusieurs mètres dans le sol, jonché de débris de l'appareil, de chaussures et de vêtements.
Le colonel Kakhbaz, l'adjoint du chef de la police de Qazvin, citant des témoins, a indiqué que « l'avion a pris feu dans le ciel avant de s'écraser et d'exploser ». « L'avion a fait plusieurs tours dans le ciel pour tenter de trouver un terrain pour atterrir », a-t-il ajouté. Cité par l'agence Mehr, le vice-gouverneur de la province, Faramarz Sarvi, précisant qu'il s'agissait d'un moyen-courrier de type Tupolev 154, a affirmé que le pilote avait essayé « d'éviter les zones d'habitation ».
« Je travaillais dans le champ lorsque j'ai vu l'avion dans le ciel. Il avait déjà pris feu. Il a fait un tour complet avec de descendre en flèche et de s'écraser », a raconté à l'AFP Hamdollah, un paysan d'une cinquantaine d'années. Parmi les proches des victimes accourues sur le lieu de la catastrophe, Arlen Stepanian, un Iranien de religion arménienne d'une cinquantaine d'années, pleure. Ses deux filles, Shogher et Nayerie, âgées de 26 et 21 ans, étaient dans l'appareil. « Elles allaient en vacances avec des amis », dit-il à l'AFP.
D'après un sauveteur, le travail d'identification s'annonçait très difficile : « Il ne reste même pas un doigt intact. »
À l'aéroport d'Erevan, une trentaine de proches de victimes ont aussi afflué en larmes, à l'annonce de la catastrophe. « On m'a dit que l'avion s'était écrasé, que tout le monde était mort », a raconté Tina Carapetian, une Iranienne d'origine arménienne dont la sœur se trouvait à bord, avec deux garçons de 6 et 11 ans.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a présenté ses condoléances au guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, aux familles des victimes et au peuple iranien, selon ISNA. Il a également ordonné « une enquête rapide ». L'Union européenne a adressé ses condoléances à l'Iran.
Ce pays a connu plusieurs catastrophes aériennes au cours des 10 dernières années, mais celle d'hier est l'une des plus graves. Sa flotte aérienne civile et militaire est dans un état critique du fait de sa vétusté et de son manque d'entretien, une conséquence des sanctions imposées par les États-Unis dans les années 1980. Fondée en 1992, la Caspian Airlines effectue, selon son site Internet, une cinquantaine de rotations régulières hebdomadaires à l'international.

