Sonia Sotomayor sur le gril face aux critiques des conservateurs
OLJ /
le 15 juillet 2009 à 23h43
Sonia Sotomayor, quasiment assurée de devenir la première juge hispanique de l'histoire américaine à la Cour suprême, s'est défendue hier face aux critiques des conservateurs. « Je veux dire devant vous, sans équivoque ni doute, que je ne crois pas que l'appartenance à un groupe ethnique ou racial, ou à un genre soit un avantage pour un jugement sain », a-t-elle déclaré, au second jour de son grand oral devant la commission judiciaire du Sénat en vue de sa confirmation. « Je crois que toute personne a une chance égale d'être un juge bon et avisé quelle que soit son origine ou son expérience », a ajouté cette juge de cour d'appel, alors que les critiques se sont multipliées ces dernières semaines sur son impartialité. La candidate du président Barack Obama était pressée de s'expliquer sur une phrase prononcée en 2001: « J'espère qu'une femme hispanique avisée et forte d'une expérience riche prendrait, plus souvent que l'inverse, une meilleure décision » qu'un juge blanc. « Cela a donné l'impression que je crois que l'expérience commande un résultat dans une affaire, mais ce n'est absolument pas ce qui me guide en tant que juge », s'est-elle défendue sous le feu roulant des questions du chef des républicains de la commission, Jeff Sessions. Les responsables républicains et les critiques les plus conservateurs avaient utilisé cette remarque pour mettre en cause la partialité de Mme Sotomayor, d'origine portoricaine. Le sénateur de l'Alabama Jeff Sessions a indiqué être toujours « très troublé », préoccupé que ce prétendu parti pris racial « s'épanouisse pleinement » si le Sénat confirme la nomination de Mme Sotomayor à la Cour suprême. Durant les quatre jours d'audition, la commission doit entendre 31 personnes, dont l'ancien directeur du FBI Louis Freeh, mentor de Mme Sotomayor, et Linda Chavez, une militante conservatrice. Les républicains auront 14 intervenants, parmi lesquels un représentant des pompiers blancs, dont la plainte pour discrimination raciale rejetée en appel par Mme Sotomayor avait finalement été jugée recevable par la Cour suprême fin juin, contredisant ainsi une décision de celle qui est appelée à y siéger. Si Sonia Sotomayor était confirmée par les sénateurs, elle deviendrait la troisième femme à occuper un tel poste. L'opposition républicaine a peu de chances de lui faire barrage. Les démocrates détiennent 60 sièges au Sénat, soit la majorité nécessaire pour lui donner le feu vert.
Sonia Sotomayor, quasiment assurée de devenir la première juge hispanique de l'histoire américaine à la Cour suprême, s'est défendue hier face aux critiques des conservateurs. « Je veux dire devant vous, sans équivoque ni doute, que je ne crois pas que l'appartenance à un groupe ethnique ou racial, ou à un genre soit un avantage pour un jugement sain », a-t-elle déclaré, au second jour de son grand oral devant la commission judiciaire du Sénat en vue de sa confirmation. « Je crois que toute personne a une chance égale d'être un juge bon et avisé quelle que soit son origine ou son expérience », a ajouté cette juge de cour d'appel, alors que les critiques se sont multipliées...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.