Londres aurait décrété un embargo limité sur ses ventes d’armes à Israël
OLJ /
le 14 juillet 2009 à 00h46
La Grande-Bretagne a imposé un embargo très limité sur ses ventes d'armes à Israël, en réaction à l'offensive israélienne meurtrière dans la bande de Gaza en décembre-janvier, a affirmé hier un responsable du ministère israélien des Affaires étrangères qui a requis l'anonymat. Il a critiqué l'embargo, mettant cette décision sur le compte de pressions de « groupes extraparlementaires et organisations non gouvernementales ». L'ambassade de Grande-Bretagne à Tel-Aviv a toutefois démenti qu'une décision d'imposer des sanctions ait été prise, et affirmé que Londres vérifiait uniquement si « certaines exportations d'armes étaient conformes à la loi interdisant leur emploi contre des civils ». L'embargo ne concernerait que cinq permis de livraisons d'armes sur 182, dont 35 destinées à la marine de guerre, selon la même source. Il s'agit de la fourniture d'armes et de pièces de rechange à des vedettes lance-missiles de type Saar 4 ou 5 de la marine de guerre, consécutivement à leur engagement dans l'offensive contre Gaza. Le ministre israélien des Affaires étrangère, Avigdor Lieberman, a minimisé la portée de cette mesure. « Il y a déjà eu des embargos dans le passé et nous nous sommes très bien débrouillés. Cela ne devrait pas nous gêner », a-t-il déclaré à la radio publique en référence notamment à l'embargo décrété par la France à la suite de la guerre de juin 1967. L'organisation humanitaire palestinienne al-Haq avait saisi en février la justice britannique pour demander une enquête sur les relations entre le gouvernement britannique et Israël, notamment la poursuite des ventes d'armes en violation du droit international. Elle estimait notamment qu'en continuant à vendre des armes à l'État hébreu, Londres avait de fait aidé Israël à tuer et blesser des Palestiniens pendant l'offensive « Plomb durci ».
La Grande-Bretagne a imposé un embargo très limité sur ses ventes d'armes à Israël, en réaction à l'offensive israélienne meurtrière dans la bande de Gaza en décembre-janvier, a affirmé hier un responsable du ministère israélien des Affaires étrangères qui a requis l'anonymat. Il a critiqué l'embargo, mettant cette décision sur le compte de pressions de « groupes extraparlementaires et organisations non gouvernementales ». L'ambassade de Grande-Bretagne à Tel-Aviv a toutefois démenti qu'une décision d'imposer des sanctions ait été prise, et affirmé que Londres vérifiait uniquement si « certaines exportations d'armes étaient conformes...
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