Incertitude sur l’avenir spatial 40 ans après la conquête de la Lune
OLJ /
le 06 juillet 2009 à 00h32
L'ambition des États-Unis de renvoyer des astronautes sur le sol lunaire, en prélude à des missions vers Mars, pourrait être entravée par des contraintes budgétaires au moment où le pays célèbre le 40e anniversaire de sa conquête triomphale de la Lune. C'est après la catastrophe de la navette Columbia en 2003 que le président George W. Bush avait décidé d'arrêter les vols des trois orbiteurs en 2010 et de donner à l'Amérique des objectifs spatiaux ambitieux avec le programme Constellation. Ce projet comprend un retour des Américains sur la Lune d'ici à 2020, suivi de vols habités vers Mars. Sans rejeter ces objectifs, le président américain Barack Obama a nommé une commission d'experts pour examiner le programme et faire des recommandations d'ici à la fin août. Les navettes spatiales qui volent depuis 1981 ont été conçues pour transporter en orbite terrestre des équipements lourds et volumineux avec des équipages de sept astronautes. Elles ont permis la construction de la Station spatiale internationale (ISS). Avec la navette, les États-Unis sont restés trop longtemps en orbite basse, a déploré à plusieurs reprises Michael Griffin, ancien patron de la NASA et l'un des concepteurs de Constellation. De plus, de nouveaux rivaux comme la Chine affirment désormais leurs ambitions spatiales. « Je pense que nous devons retourner sur la Lune, seulement à quelques jours de voyage, pour se préparer à un vol de plusieurs mois vers Mars », a-t-il expliqué. « Le but ultime est d'établir des colonies humaines dans le système solaire », avait-il déclaré au Congrès en présentant Constellation. Mais les coûts de Constellation avec sa capsule Orion, version moderne et plus spacieuse d'Apollo, et les deux lanceurs, Ares I et V, dépassent le budget alloué à la NASA. Ares I doit lancer Orion, et Ares V, plus puissant et encore à construire, acheminera en orbite les équipements lourds pour les missions lunaires et martiennes. « La NASA ne peut simplement pas réaliser les objectifs de retour sur la Lune d'ici à 2020 » avec le budget alloué à l'exploration spatiale, soit six milliards en 2009, a lancé mi-juin le sénateur démocrate Bill Nelson (Floride, Sud-Est), un ancien astronaute, lors de la première séance de la commission nommée par M. Obama. Le coût total estimé de Constellation est d'environ 150 milliards de dollars.
L'ambition des États-Unis de renvoyer des astronautes sur le sol lunaire, en prélude à des missions vers Mars, pourrait être entravée par des contraintes budgétaires au moment où le pays célèbre le 40e anniversaire de sa conquête triomphale de la Lune. C'est après la catastrophe de la navette Columbia en 2003 que le président George W. Bush avait décidé d'arrêter les vols des trois orbiteurs en 2010 et de donner à l'Amérique des objectifs spatiaux ambitieux avec le programme Constellation. Ce projet comprend un retour des Américains sur la Lune d'ici à 2020, suivi de vols habités vers Mars. Sans rejeter ces objectifs, le président américain Barack Obama a nommé une commission...
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