Sa réponse : le « fair-play financier ». Avec un échéancier : les modalités seront étudiées au comité stratégique de l'UEFA (associant les ligues, les clubs et les joueurs) fin août à Monaco, et une « décision sur le concept et les principes » sera prise au comité exécutif des 14-15 septembre à Nyon (Suisse).
Le communiqué de l'UEFA les dessine, non sans une allusion au Real Madrid qui enchaîne les achats onéreux : « Le principe-clé, en vue de plus de justice et de transparence, est que le football doit récompenser les clubs qui ne vivent pas au-dessus de leurs moyens, peut-on y lire. Cela signifie que les clubs devront réduire leurs dépenses. Pour que les clubs soient viables, il faut que les salaires et les transferts soient proportionnels aux revenus générés. »
Le comité exécutif a également entériné la directive demandant aux arbitres d'arrêter un match en cas de manifestation de racisme dans les tribunes, lorsqu'il s'agit d'« une ambiance générale et dangereuse, pas d'actes isolés », selon Michel Platini.
« Responsabilité morale »
Cette consigne, qui ne s'applique qu'aux compétitions européennes, prévoit trois degrés, en fonction de la persistance de ces comportements :
1. Interruption du match pour passer une annonce vocale demandant l'arrêt des incidents.
2. Interruption du match de cinq à dix minutes, retour temporaire des équipes aux vestiaires et nouvelle annonce.
3. Arrêt définitif du match.
« Toute décision d'arrêter le match ne doit être prise qu'après épuisement de toutes les mesures possibles et après avoir évalué l'impact de l'arrêt du match sur la sécurité du public et des joueurs », précise aussi l'UEFA.
Il reviendra ensuite à sa commission de discipline de s'occuper des suites sportives à donner. « Nous travaillons sur la responsabilité morale, avant de travailler sur la responsabilité disciplinaire », a fait valoir Michel Platini, qui a néanmoins évoqué « l'invasion de terrain » comme comparaison possible.
Concernant l'arbitrage à cinq, expérimenté lors de l'Europa League (ex-Coupe de l'UEFA) à partir de sa phase de groupes (dès le 17 septembre), les deux assistants supplémentaires de chacun des 205 matches où ils officieront devront appartenir au même pays que le trio initial. « À la fin de l'année prochaine, l'International Board (garant des lois du jeu) se réunira, a noté Michel Platini. S'il accepte l'arbitrage à cinq, nous l'adopterons tout de suite, pour l'Euro 2012 et dans nos compétitions. »


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